Un nouvel acteur dans le domaine de l’intelligence artificielle suscite des inquiétudes en Europe. L’Italie a décidé d’enquêter sur les pratiques d’un puissant chatbot, soulevant des questions cruciales sur la sécurité des données de ses citoyens. Les révélations à venir pourraient redéfinir les enjeux numériques actuels.
DeepSeek au centre des préoccupations : l’Italie demande une enquête sur l’IA chinoise

L’apparition de DeepSeek dans le paysage actuel de l’intelligence artificielle met sous pression des entreprises majeures comme Google, Meta, OpenAI ou NVIDIA. Ce chatbot est devenu l’une des applications les plus téléchargées aux États-Unis, surpassant même ChatGPT d’OpenAI. DeepSeek offre des performances similaires à celles de GPT-3. L’alerte déclenchée par cette IA venue de Chine a attiré l’attention de plusieurs pays européens, et l’Italie est la première à tirer la sonnette d’alarme en demandant une enquête sur DeepSeek.
DeepSeek dans le collimateur : l’Italie exige une enquête sur l’IA chinoise
Ce n’est pas la première fois que l’Italie exprime ses réticences envers l’intelligence artificielle. Le pays adopte une position prudente face à ce type de technologie, au point que ChatGPT a été interdit en Italie pour non-respect des réglementations relatives à la protection des données. Aujourd’hui, c’est DeepSeek qui se retrouve sous le feu des projecteurs des autorités italiennes chargées de protéger les données.
Dans un communiqué publié sur le site officiel du GPDP, ou Garante per la Protezione dei Dati Personali, il est exprimé une inquiétude quant à la gestion des informations des citoyens italiens concernant l’utilisation de DeepSeek. Le GPDP demande à Hangzhou DeepSeek Artificial Intelligence et Beijing DeepSeek Artificial Intelligence, les entreprises fournissant le service de chatbot, de fournir des informations sur les données personnelles qui sont collectées.
En plus de savoir quelles informations DeepSeek peut accéder, l’organisme italien demande d’éclaircir les raisons pour lesquelles ces informations sont collectées ainsi que de confirmer que les serveurs où les données sont stockées se trouvent en Chine. Ce n’est pas tout, les entreprises doivent également être transparentes quant à la manière dont l’IA a été entraînée.
La position du GPDP vise à protéger les données des utilisateurs en Italie. Les entreprises qui soutiennent DeepSeek doivent faire preuve de clarté sur le fonctionnement de leur chatbot, sur l’utilisation des données, sur la façon dont les informations sont collectées et sur l’entraînement de l’IA. Ce genre de requêtes est courant, étant donné que l’IA est encore une technologie nouvelle sur le plan législatif, rendant une réaction ferme appropriée de la part des gouvernements.
Hangzhou DeepSeek Artificial Intelligence et Beijing DeepSeek Artificial Intelligence ont un délai de 20 jours pour fournir toutes les informations demandées. Pour l’heure, aucune action n’a été entreprise pour interdire l’utilisation de DeepSeek. Cependant, cela pourrait changer si les entreprises derrière le chatbot choisissent d’ignorer la demande du GPDP italien.
