Un projet monumental se dessine sur le fleuve Yarlung Zangbo, promettant de tripler la production d’énergie d’une célèbre centrale hydraulique. Ce complexe hydroélectrique, d’une ampleur inédite, pourrait même influencer la rotation de la Terre, suscitant à la fois fascination et inquiétude face aux enjeux géopolitiques qui en découlent.
Les changements n’auraient pas d’effets réels, mais montrent la puissance de cette infrastructure

La Chine fait partie des plus grands investisseurs en infrastructures, ayant déjà démontré ses capacités avec la construction du plus long pont au monde, mais elle développe également des ponts-tunnels capables de battre des records. Actuellement, un projet monumental est en cours, une nouvelle Grande Muraille, mais cette fois-ci aquatique.
Il s’agit du plus grand complexe de barrages hydroélectriques du monde sur le fleuve Yarlung Zangbo entre le Tibet et l’Inde. Sa mission est de générer trois fois plus d’énergie que le plus grand barrage actuel, également situé en Chine, le Barrage des Trois Gorges.
Une méga-structure aux capacités titanesques
Avec un coût estimé à 137 milliards de dollars, cette nouvelle infrastructure pourra produire suffisamment d’énergie pour alimenter 300 millions de personnes, soit presque un tiers de la population chinoise. Selon le South China Morning Post, elle devrait tripler l’énergie produite par le Barrage des Trois Gorges.
Le choix du fleuve Yarlung Zangbo n’est pas anodin. Sa localisation géographique offre une forte pente naturelle, due à une topographie abrupte, permettant d’exploiter au maximum le potentiel hydroélectrique de l’eau qui s’écoule du Tibet vers l’Inde. C’est une région vraiment montagneuse, ce qui rend possible l’alimentation énergétique de millions de personnes.
Ce complexe de barrages surpassera toutes les infrastructures existantes dans le monde en matière de capacité de production d’énergie. Il est important de souligner que le Barrage des Trois Gorges a déjà prouvé sa puissance en provoquant de légères variations dans la rotation de la Terre à cause de sa masse d’eau considérable. Le nouveau barrage pourrait reproduire cet effet, déplaçant la planète de manière imperceptible mais mesurable, comme cela s’est produit dans le passé. Après tout, il sera encore plus grand.
Dans tous les cas, ces variations dans la rotation de la Terre sont minimes, mais témoignent de l’ampleur de cette création. Elles n’ont pas d’effet réel sur la vie sur Terre. De plus, il s’agit encore d’un projet qui n’a pas encore été lancé, il faudra attendre, car aucun calendrier n’est disponible et il est prévu que des informations supplémentaires soient révélées lors du prochain plan quinquennal du pays.
Préoccupations géopolitiques
L’Inde a exprimé des inquiétudes quant à l’impact que cette méga-structure pourrait avoir sur son territoire, car le fleuve Yarlung Zangbo continue son cours vers le pays, devenant le fleuve Brahmapoutre. Le contrôle par la Chine du débit de l’eau pourrait affecter directement les communautés indiennes qui dépendent de cette ressource, et de plus, les relations entre les deux pays ne sont pas toujours amicales, étant souvent en conflit sur des questions frontalières.
Par ailleurs, la zone où le barrage sera construit est sismiquement active, ce qui constitue un problème supplémentaire majeur pour le projet. Cependant, les autorités chinoises assurent avoir mené des études géologiques approfondies pour garantir la sécurité de la structure et minimiser les risques en cas de tremblements de terre qui pourraient être fatals pour une construction aussi gigantesque que celle qui est envisagée.
La Chine démontre ainsi sa puissance en matière d’infrastructures à un niveau impressionnant.
