Le PDG d’une entreprise de musique par IA pense que faire de la musique conventionnelle n’est pas amusant

Le CEO d'une entreprise de musique par IA considère que faire de la musique conventionnelle n'est pas amusant

Mikey Shulman, le CEO de Suno AI, remet en question la valeur de la création musicale traditionnelle, la qualifiant d’ennuyeuse. Alors que son entreprise fait face à une poursuite pour violation des droits d’auteur, il prône une déshumanisation de l’art, remettant en cause des années de talent et de créativité en faveur d’une production algorithmique rapide.

Le directeur de Suno AI cherche à réduire des années de dévouement artistique à un simple algorithme tandis que son entreprise est poursuivie en justice pour violation des droits d’auteur

Le CEO d'une entreprise de musique par IA considère que faire de la musique conventionnelle n'est pas amusant
Mikey Shulman, CEO de Suno AI, n’a jamais mis les pieds dans un studio d’enregistrement (ni même tenu un instrument musical) de sa vie

La dernière idée du monde technologique provient clairement d’une personne qui n’a jamais ressenti la satisfaction de créer de la musique. Un dirigeant de Silicon Valley a eu l’audace de déclarer que faire de la musique de manière traditionnelle « n’est pas amusant » car cela nécessite « trop de temps et de pratique ». Bien que les nouvelles ne devraient pas avoir de tonalité ni de tendance, les affirmations de ce personnage sont une offense trop personnelle pour l’auteur de ces lignes.

Selon un article de Futurism, Mikey Shulman, CEO de Suno AI, une entreprise qui produit de la musique générée par algorithme, a énoncé ces idées lors du podcast « 20VC ». Son entreprise entraîne des algorithmes avec de la musique volée tandis qu’il se vante d’accélérer le processus « de 10 % », comme si l’art n’était qu’une simple mesure commerciale.

La technologie comme excuse pour dévaluer le talent artistique

Cette vision méprisante du processus créatif arrive à un moment particulièrement délicat pour l’industrie musicale. Alors que des milliers d’artistes luttent pour survivre sur des plateformes digitales avec des revenus en baisse, les entreprises d’intelligence artificielle menacent d’inonder ces espaces de contenus générés automatiquement, en concurrençant de manière déloyale des créations humaines nécessitant temps, dévouement et véritable talent. Et pendant ce temps, ce personnage, incapable de distinguer un la d’un beuglement, propose de réduire des années de créativité humaine, d’efforts et d’apprentissage à une simple pression de bouton.

La situation devient encore plus préoccupante lorsque nous constatons que des entreprises comme Stable Audio permettent déjà de créer des chansons artificielles, et Suno AI promet de la musique instantanée sans aucun effort. Les systèmes de génération automatique sont conçus pour produire de la musique en masse, sans considération pour la qualité artistique ou l’expression émotionnelle qui caractérisent les créations humaines authentiques. Cette industrialisation de l’art musical menace de dévaloriser des décennies d’expérience et d’engagement d’artistes véritables.

La Recording Industry Association of America (RIAA), principale organisation représentant l’industrie musicale américaine, a déjà pris des mesures en poursuivant Suno AI pour avoir utilisé des enregistrements protégés sans autorisation pour entraîner ses systèmes. La technologie d’apprentissage automatique nécessite d’énormes quantités de musique pour fonctionner, et ces entreprises utilisent le travail d’artistes réels sans leur consentement ni compensation, ce qui pourrait être considéré comme un vol systématique de propriété intellectuelle.

Les réseaux sociaux ont réagi avec indignation face à de telles déclarations, les qualifiant d’absurdes et de dystopiques. Le problème s’aggrave lorsque de grands géants technologiques comme TikTok développent leur propre IA musicale, pariant sur les systèmes de génération massifs qui menacent de saturer les plateformes de streaming avec des contenus artificiels de qualité artistique douteuse.

Cette croisade contre la créativité humaine reflète une tendance préoccupante dans Silicon Valley, où l’optimisation et l’efficacité prévalent sur la valeur artistique réelle. Tandis que Shulman tente de nous convaincre qu’apprendre à maîtriser un instrument est une perte de temps, les créateurs authentiques continuent de prouver que la musique véritable naît de l’effort, de la passion et du talent, trois éléments que aucun algorithme ne pourra répliquer, peu importe ce que pensent les dirigeants technologiques qui n’ont jamais vécu la satisfaction de créer un art authentique.