La NASA a mis des années à construire ce moteur, mais désormais l’IA l’a fait en un instant

La NASA a mis des années à développer ce moteur, mais maintenant l'IA l'a fait en un instant

Une avancée impressionnante dans le domaine de l’ingénierie aérospatiale a été réalisée grâce à une intelligence artificielle innovante, qui a permis la conception et la fabrication d’un moteur de fusée en un temps record. Cette réussite ouvre la voie à de nouvelles possibilités pour l’exploration spatiale et le développement technologique.

La NASA a mis des années à développer ce moteur, mais maintenant l'IA l'a fait en un instant

L’entreprise Leap 71 a réalisé un progrès considérable dans le domaine de l’ingénierie aérospatiale grâce à Noyron, son système d’intelligence artificielle, conçu pour générer de manière autonome des objets techniques et des machines complexes. Ce système a réussi à concevoir, fabriquer et tester avec succès un moteur de fusée ‘aerospike’ cryogénique capable de produire 5 000 newtons de poussée, et cela en quelques minutes.

Le moteur aerospike n’est pas un concept nouveau ; il a posé un défi aux ingénieurs pendant des décennies en raison de son design complexe et de ses exigences de refroidissement. En fait, c’était un projet ambitieux de la NASA, qui a tenté d’en développer un pour le programme X-33 dans les années 90, dans le but de créer un véhicule révolutionnaire à faible coût. Malheureusement, la NASA a annulé le projet en 2001 après plusieurs années d’efforts.

Noyron, contrairement aux outils d’IA générative conventionnels, adopte une approche basée sur la physique et la logique d’ingénierie. Ce système intègre le savoir et l’expérience d’ingénieurs aérospatiaux qualifiés, lui permettant d’accomplir plusieurs tâches : prédire les performances des objets dans des conditions réelles, décider de manière autonome, générer un fichier CAD unique pour l’impression 3D, produire des directives pour le post-traitement des pièces et fournir des données physiques pour des simulations.

Le processus de fabrication du moteur aerospike a impliqué plusieurs étapes et partenaires. Dans un premier temps, l’impression 3D a été réalisée par l’entreprise allemande Aconity3D via la fusion laser sur lit de poudre. Ensuite, c’est l’Institut Fraunhofer de Technologie Laser qui s’est chargé du traitement thermique, tandis que l’entreprise allemande Solukon était responsable de la tâche finale : nettoyer le moteur des résidus.

Le test de tir du moteur a été effectué le mois dernier, précisément le 18 décembre 2024, dans les installations d’Airborne Engineering au Royaume-Unis, en collaboration avec l’équipe Race 2 Space de l’Université de Sheffield. Selon un communiqué de presse sur le site de Leap 71, relayé par cette publication d’El Confidencial il y a quelques jours, le moteur a fonctionné comme prévu lors de sa première tentative.

D’autre part, le cofondateur de Leap 71, Lin Kayser, souligne que Noyron permet de réduire considérablement le temps de redéveloppement et d’itération après les tests, facilitant ainsi une convergence rapide vers un design optimal. Qu’est-ce que cela signifie ? Eh bien, entre autres, cela permet de fonctionner de manière plus autonome et fiable que les solutions d’IA générative actuelles en CAD, lesquelles se limitent à ajuster des modèles géométriques.

Cette avancée constitue un pas significatif vers une collaboration efficace entre humains et machines dans le domaine de l’ingénierie aérospatiale, promettant d’accélérer l’innovation et le développement de technologies spatiales avancées.