OpenAI poursuivi par des éditeurs canadiens pour des milliards d’euros d’utilisation abusive d’articles

Openai Poursuivi Par Des éditeurs Canadiens Pour Des Milliards D'euros

Une nouvelle offensive judiciaire s’est abattue sur OpenAI, avec plusieurs entreprises médiatiques canadiennes exigeant jusqu’à 20 000 C$ par violation pour l’utilisation non autorisée de leurs contenus. Ce procès pourrait coûter des milliards à la société d’IA, mettant en lumière les tensions croissantes autour des droits d’auteur et de l’utilisation des données.

Que s’est-il passé ? OpenAI est poursuivi pour avoir utilisé du contenu protégé par des droits d’auteur dans le cadre de la formation de ses modèles LLM, une situation qui n’est pas nouvelle. Cette dernière affaire, impliquant un montant réclamé considérable, voit plusieurs entreprises de médias canadiennes s’allier pour intenter une action en justice contre la société de Sam Altman pour avoir utilisé leurs articles sans permission. Elles réclament 20 000 C$ (14 239 €) par violation, ce qui pourrait coûter cher à OpenAI, potentiellement des milliards.

Le dernier recours contre OpenAI, l’accusant d’avoir utilisé du contenu sans autorisation, attribution ou rémunération, a été déposé vendredi au tribunal supérieur de justice de l’Ontario.

Les plaignants incluent le Globe and Mail, l’Agence canadienne Presse, la CBC, le Toronto Star, Metroland Media et Postmedia. « Les défendeurs se sont engagés dans une appropriation continue, délibérée et non autorisée des précieux travaux médiatiques des plaignants. Les plaignants intentent cette action pour prévenir et demander réparation pour ces activités illégales », ont déclaré les organisations dans un communiqué, par l’intermédiaire du Guardian.

Le procès souligne qu’OpenAI a extrait du contenu des sites web des entreprises médiatiques, utilisant ce contenu propriétaire pour développer ses modèles GPT sans consentement ni autorisation.

« Ils minent le journalisme tout en s’enrichissant de manière substantielle, injuste et illégale au détriment des éditeurs. »

« Le journalisme est d’intérêt public. L’utilisation par OpenAI du journalisme d’autres entreprises à des fins commerciales n’est pas acceptable. C’est illégal. »

OpenAI poursuivi par des editeurs canadiens pour des milliards deuros

Le procès demande des dommages-intérêts punitifs, une part des bénéfices réalisés par OpenAI grâce aux articles des organisations médiatiques, et une injonction interdisant à la société d’utiliser les articles de presse à l’avenir. Les entreprises médiatiques exigent 20 000 C$ pour chaque article utilisé par OpenAI, ce qui équivaut à des paiements potentiels de plusieurs milliards d’euros.

OpenAI et Microsoft, son plus grand investisseur, sont déjà confrontés à une poursuite de la New York Times concernant des affirmations selon lesquelles des millions d’articles auraient été utilisés pour former et créer les LLM d’OpenAI. Comme dans le dernier cas, la publication exige des milliards d’euros.

Cependant, OpenAI pourrait ne pas craindre beaucoup cette situation. Le 7 novembre, un juge fédéral de New York a rejeté une action en justice similaire de Raw Story et AlterNet sur des accusations selon lesquelles elle produisait des œuvres de journalisme mot pour mot ou presque sans fournir d’informations sur les auteurs, les titres, les droits d’auteur ou les conditions d’utilisation de ces œuvres.

La défense d’OpenAI dans cette affaire, ainsi que dans toutes les affaires similaires, est de revendiquer que ses modèles ont été formés sur des données disponibles publiquement, et que ces actions relèvent d’une utilisation équitable.

« Nous collaborons étroitement avec les éditeurs de nouvelles, y compris pour l’affichage, l’attribution et les liens vers leur contenu dans les recherches ChatGPT, et nous leur proposons des moyens simples de se retirer s’ils le souhaitent », a déclaré un porte-parole d’OpenAI.

OpenAI et Microsoft sont également confrontés à une plainte de Elon Musk, le milliardaire souhaitant une injonction préliminaire pour arrêter OpenAI de passer à une entreprise à but lucratif. Il affirme également que les entreprises tentent illégalement de monopoliser le marché de l’IA générative.