Sandro Ruotolo a interpellé la Commission européenne concernant X, l’ex Twitter, pointant des conflits d’intérêts d’Elon Musk, notamment son support à Donald Trump. Avec 34 eurodéputés à l’appui, le texte demande une réflexion sur les implications démocratiques de cette situation et s’interroge sur la sécurité des institutions face à ces enjeux.
Sandro Ruotolo, eurodéputé et membre de la Secrétariat National du Pd, a soumis une question à la Commission Européenne concernant X, le réseau social qui portait autrefois le nom de Twitter. Dans ce texte, Elon Musk est accusé de plusieurs conflits d’intérêts, surtout depuis qu’il a décidé de soutenir Donald Trump.

Pour l’instant, l’interrogation à la Commission Européenne a été signée par 34 parlementaires européens. Beaucoup appartiennent au Pd, tandis que d’autres font partie du Groupe S&D, l’Alliance Progressiste des Socialistes et des Démocrates. C’est Sandro Ruotolo, en charge des secteurs Information et Culture pour le Pd, qui a pris l’initiative. Dans le texte, la demande est claire : lancer une réflexion sur le rôle de X, la plateforme qui était autrefois Twitter et qui a été achetée par Elon Musk en octobre 2022.
Dans l’interrogation, on lit : « L’entrée d’Elon Musk dans l’administration du président Trump soulève des questionnements sur la sécurité démocratique européenne, compte tenu du pouvoir médiatique et de la force économique de ce magnat américain. Musk a utilisé sa plateforme X pour soutenir et favoriser la candidature du président Trump ».
Interdiction de X sur les dispositifs du Parlement Européen
Le texte de l’interrogation soulève des doutes concernant les conflits d’intérêts d’Elon Musk : « En Italie, Musk a critiqué les décisions de la magistrature, contraignant le président de la République Sergio Mattarella à intervenir. Ses conflits d’intérêts s’étendent à des secteurs stratégiques et potentiellement dangereux de l’économie, comme l’automobile, l’espace, les télécommunications par satellites et les médias sociaux. Cela fait de lui un acteur clé dans les défis géopolitiques mondiaux, avec le soupçon justifié qu’il pourrait utiliser ses médias pour influencer la politique européenne à des fins politiques et économiques ».
Il est aussi proposé de suivre avec X les mêmes procédures observées avec TikTok : « La Commission pense-t-elle que la législation actuelle est suffisante pour protéger les institutions démocratiques, les citoyens et les données personnelles contre l’utilisation politique de X ? Quelles mesures vont être prises pour atténuer les conflits d’intérêts et les abus de la part de Musk ? Envisage-t-on une interdiction de X sur les dispositifs institutionnels, comme pour TikTok ? »
