Le Japon lance une initiative de 65 milliards de dollars pour dynamiser la production nationale de puces

Le Japon lance une initiative de 65 milliards de dollars pour dynamiser la production nationale de puces

Le Japon s’inspire de la stratégie américaine en lançant un plan économique de 65 milliards de dollars pour stimuler la production locale de semi-conducteurs. Avec un support à des entreprises comme Rapidus, ce projet ambitieux vise à moderniser les chaînes d’approvisionnement et promet des retombées économiques significatives.

Le Premier ministre japonais Shigeru Ishiba a révélé cette semaine le plan de 65 milliards de dollars. Reuters a eu accès à un projet préliminaire de la proposition, qui sera soumis lors de la prochaine session parlementaire du pays, et souligne son support au fabricant de puces local Rapidus, entre autres.

Ce fabricant de semi-conducteurs a été fondé en 2022 avec le support de plusieurs grandes entreprises technologiques japonaises, dont Sony et Kioxia, et a établi un partenariat stratégique avec IBM en décembre 2022. Rapidus prévoit de commencer la production en masse de puces avancées utilisant un processus de 2 nm d’ici 2027. Bien que cet objectif soit ambitieux, il pourrait être facilité par un apport financier conséquent.

Ishiba a précisé que le plan ne serait pas financé par des obligations de couverture de déficit, mais n’a pas détaillé lors d’une conférence de presse les sources de financement. Selon le projet, le gouvernement japonais s’attend à ce que le plan génère plus d’un trillion de dollars d’impact économique.

Le Japon lance une initiative de 65 milliards de dollars

Cependant, le succès n’est pas garanti pour Rapidus ou les autres bénéficiaires des financements du programme.

Comme le souligne Tom’s Hardware, il a fallu de nombreuses années aux acteurs établis comme TSMC pour atteindre leur niveau actuel. La publication s’interroge sur la capacité du Japon à trouver suffisamment de travailleurs compétents pour atteindre ses objectifs. Comme nous l’avons constaté, que ce soit sur le plan national ou international, dénicher des personnes qualifiées pour mener à bien ces projets peut constituer un véritable défi. Même la Chine, malgré ses lourds investissements et les accusations de vol de propriété intellectuelle, n’a pas réussi à rivaliser avec les meilleurs fabricants de puces.

Il reste à voir si l’investissement du Japon portera ses fruits, mais il est difficile de ne pas penser qu’une concurrence accrue bénéficiera au grand public à travers des prix plus bas et une chaîne d’approvisionnement plus robuste.