La bataille continue : ARM déclare la guerre à Qualcomm et met en échec l’avenir de ses processeurs

La bataille continue : ARM déclare la guerre à Qualcomm et remet en question l'avenir de ses processeurs

La tension entre Qualcomm et ARM s’intensifie alors que la première se voit menacée d’interdiction de produire ses processeurs phares, essentiels à de nombreux appareils. Un conflit juridique qui pourrait transformer l’avenir technologique d’Android et au-delà se profile à l’horizon, suscitant la curiosité des observateurs du marché.

Qualcomm possède les processeurs ARM les plus puissants au monde, mais la société britannique menace d’empêcher leur création

La bataille continue : ARM déclare la guerre à Qualcomm et remet en question l'avenir de ses processeurs
Le litige se poursuit après plusieurs échanges d’accusations qui amèneront les deux entreprises devant le tribunal en décembre de cette année.

ARM Holdings et Qualcomm se livrent actuellement à une bataille judiciaire qui pourrait priver Qualcomm du droit de fabriquer des processeurs, ce qui constituerait le cœur de son activité, elle qui est le principal fournisseur de puces de l’écosystème Android et d’autres dispositifs pour le secteur professionnel. Avant le procès déterminant la suite des événements, ARM a annoncé son intention d’annuler la licence permettant à Qualcomm d’utiliser les processeurs basés sur l’architecture ARM pour concevoir ses puces. Étant une technologie essentielle, cette situation complique sérieusement la recherche et le développement de nouveaux processeurs.

Il ne faut pas oublier que Qualcomm a récemment révélé les processeurs les plus rapides du monde, qui équiperont les smartphones les plus puissants sur le marché Android.

Une attaque qui va bien au-delà

Actuellement, des millions de dispositifs utilisent des processeurs Qualcomm, allant des smartphones les plus connus aux ordinateurs portables. L’annulation de la licence par ARM pourrait gravement impacter Qualcomm et la demande pour ces appareils. En 2022, ARM a poursuivi Qualcomm pour violation de contrat et infractions aux marques déposées. En théorie, Qualcomm devrait éliminer les designs acquis avec l’achat de Nuvia en 2021, car ces technologies ne pouvaient pas être transférées sans le consentement explicite d’ARM. Nuvia possédait ses propres conceptions de puces, et ARM estime que leur utilisation pour fabriquer de nouveaux processeurs constitue une infraction à la licence.

Dès lors, les deux entreprises, qui étaient autrefois partenaires, se retrouvent fortement opposées depuis qu’ARM a modifié sa stratégie de marché. Cependant, le souci est qu’ARM détient une position dominante sur le marché, car presque toute la technologie mobile utilise des architectures ARM, et par conséquent, se trouve dans une situation de force considérable. Néanmoins, Qualcomm a l’expérience des confrontations de ce type, il est donc possible qu’elle parvienne à sortir victorieuse.

La réponse de Qualcomm

Qualcomm a rapidement réagi et a précisé sa position concernant les récentes actions d’ARM. Ainsi, la marque est claire :

C’est toujours la même chose de la part d’ARM : des menaces sans fondement visant à contraindre un partenaire de longue date, à interférer avec nos CPUs leaders en performance et à augmenter les redevances, indépendamment des larges droits que notre licence d’architecture nous confère. Avec un procès qui approche à grands pas en décembre, la tentative désespérée d’ARM semble être un effort pour perturber le processus juridique, et sa demande d’annulation est totalement infondée. Nous sommes convaincus que les droits de Qualcomm dans le cadre de son accord avec ARM seront confirmés. Nous ne tolérerons pas le comportement anticoncurrentiel d’ARM.

Ces déclarations officielles de Qualcomm soulignent la gravité du litige entre les deux entreprises qui ne laisse aucun doute quant à son importance, et il semblerait que le procès à venir en décembre pourrait redéfinir le monde des processeurs utilisant cette architecture. En plus d’accuser ARM de pratiques anticoncurrentielles, Qualcomm soutient que les affirmations portées contre elle sont totalement infondées.