Qualcomm pourrait toujours envisager d’acquérir Intel, malgré le silence depuis septembre. La société attend les résultats des élections américaines pour prendre une décision, en espérant qu’un changement de politique facilitera son projet. Alors qu’Intel lutte contre une baisse de ses revenus, la situation pourrait encore évoluer.
En résumé, Qualcomm n’a pas beaucoup fait parler de son intérêt pour acquérir Intel depuis les premiers rapports parus en septembre, mais il semble que l’affaire ne soit pas complètement enterrée. Qualcomm attend simplement la fin des élections américaines avant de décider de la suite.
Alors qu’Intel peine avec une chute de son cours de l’action et des revenus en deçà des attentes, des rumeurs ont circulé le mois dernier concernant une offre d’acquisition de Qualcomm à l’encontre de Chipzilla.
D’après des sources proches du dossier ayant discuté avec Bloomberg, Qualcomm a choisi de patienter jusqu’après les élections pour définir sa prochaine étape. Un accord de cette envergure admirerait sans aucun doute un test minutieux des régulateurs, tant nationaux qu’internationaux. L’entreprise souhaite observer comment les politiques de la future administration pourraient influencer des éléments impactant l’acquisition, tels que les règles antitrust et les relations entre les États-Unis et la Chine.
La Chine représente un marché essentiel tant pour Qualcomm que pour Intel. Dans le même mois où elle a d’abord contacté Intel, Qualcomm a rencontré des régulateurs antitrust en Chine pour évaluer toute réaction éventuelle à cette transaction. L’entreprise n’a pas reçu de retour des autorités chinoises, qui semblent attendre que Qualcomm propose une offre officielle pour Intel.

Aux États-Unis, où Intel joue un rôle clé dans le plan du gouvernement pour relancer l’industrie nationale de fabrication de puces, le support de la Maison Blanche pour cette transaction serait crucial.
Intel devrait devenir le principal bénéficiaire de la loi Chips, recevant 8,5 milliards de dollars en subventions ainsi que 11 milliards de dollars en prêts à faible taux d’intérêt, à condition qu’elle poursuive ses plans de construction d’usines. Cela fait maintenant six mois que le gouvernement a annoncé l’octroi et Intel attend toujours le financement. Qualcomm a engagé des discussions avec les régulateurs américains et estime qu’une fusion 100 % américaine pourrait apaiser toutes les inquiétudes, selon le comuniqué.
Les sources ont ajouté que Qualcomm pourrait attendre l’investiture du prochain président des États-Unis en janvier 2025 avant de décider de procéder ou non à la transaction.
Prendre son temps pourrait s’avérer avantageux pour Qualcomm. Intel doit annoncer ses résultats du troisième trimestre plus tard ce mois-ci. Si c’est un nouveau trimestre décevant entraînant une chute encore plus importante du cours de l’action, un accord de rachat pourrait coûter moins cher à Qualcomm. Les analystes prédisent une nouvelle perte nette de plus d’un milliard de dollars pour Intel.
