Les facteurs environnementaux et le comportement personnel peuvent affecter l’activité cérébrale pendant jusqu’à deux semaines

Environmental factors and personal behavior can affect brain activity for up to two weeks

Une étude novatrice sur l’activité cérébrale révèle des découvertes fascinantes sur les mécanismes internes du cerveau. En suivant l’activité de son propre cerveau pendant plusieurs mois, une chercheuse finlandaise a identifié des ondes nouvelles influençant notre fonctionnement mental, remettant en question nos connaissances traditionnelles sur la matière.

Les études traditionnelles sur le cerveau humain ont généralement porté sur des instantanés de son état à des moments précis. Cependant, en suivant l’activité cérébrale avec davantage d’outils et sur de plus longues périodes, nous pourrions découvrir de nouvelles perspectives sur cette machine biologique complexe de la pensée. Des chercheurs finlandais ont mis en évidence un mécanisme jusqu’alors inconnu influençant l’activité cérébrale au fil du temps. Ana Triana, chercheuse à l’Université Aalto et chef de cette étude récemment publiée, a examiné l’activité de son propre cerveau pendant cinq mois en utilisant une combinaison d’outils et de scans cérébraux. L’équipe a finalement identifié deux nouveaux motifs ou « ondes » pouvant influencer de manière significative les fonctions cérébrales jusqu’à 15 jours.

Le principe de l’étude repose sur le fait que la plupart des recherches sur le cerveau s’appuient sur des instantanés fixes de l’expérience vécue d’un sujet, et que nous ne comprenons toujours pas parfaitement comment le cerveau réagit aux changements environnementaux, physiologiques et comportementaux. Triana a surveillé son activité cérébrale en utilisant l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf) deux fois par semaine, a suivi son sommeil et son activité physique avec une bague connectée, et a enregistré ses rythmes cardiaque et respiratoire avec une montre intelligente.

De plus, elle a rempli des « questionnaires d’humeur » sur son smartphone, tout en étant instruite de continuer sa vie quotidienne sans trop réfléchir à l’expérience. Selon les auteurs de l’étude, cette combinaison de méthodes de surveillance diverses a fourni une image plus claire et réaliste de la manière dont les habitudes et expériences quotidiennes façonnent la fonction cérébrale, en comparaison à la seule utilisation de scans IRMf traditionnels.

Les facteurs environnementaux et le comportement personnel peuvent affecter lactivite

La technologie portable a joué un rôle crucial dans la recherche, a expliqué Triana, car les cerveaux humains ne fonctionnent pas de manière isolée. « Les scans cérébraux sont des outils utiles, mais un instantané d’une personne immobile pendant une demi-heure ne peut révéler qu’un certain nombre d’éléments, » a-t-elle déclaré.

Après des mois de suivi de son activité cérébrale, l’équipe a identifié deux motifs cérébraux distincts qui émergent en réponse à des comportements spécifiques : une onde de courte durée, durant moins d’une semaine, et une onde de longue durée pouvant influencer le cerveau pendant jusqu’à deux semaines.

L’onde de courte durée est associée à des réponses rapides aux comportements, comme la difficulté à se concentrer après une nuit blanche. En revanche, l’onde de longue durée semble être une réponse plus progressive aux habitudes quotidiennes, avec des effets durables sur les régions cérébrales liées à l’attention et à la mémoire.

Bien que l’étude finlandaise se soit concentrée sur l’activité cérébrale d’un seul individu, les chercheurs estiment avoir découvert quelque chose de significatif sur les mécanismes internes du cerveau. « Cette recherche est importante car elle offre une vue plus complète et dynamique de la fonction cérébrale, soulignant l’impact durable des habitudes quotidiennes sur la santé cérébrale », a déclaré Triana.

L’étude pourrait également fournir des informations précieuses pour les chercheurs s’intéressant aux problèmes de santé mentale. En reliant l’activité cérébrale à des données physiologiques et environnementales, Triana a suggéré que des avancées significatives pourraient être réalisées dans le traitement des patients et révolutionner les soins de santé personnalisés.