Canon expédie la première machine de lithographie par nano-impression à un consortium américain soutenu par des fabricants de puces de premier plan

Canon ships first nanoimprint lithography machinery to US consortium backed by leading chipmakers

Canon a franchi une étape majeure dans la commercialisation de sa technologie innovante de lithographie à nano-impression, en livrant sa première machine à un consortium de recherche américain. Cette technique promet de réduire les coûts et la consommation d’énergie des fabricants de puces, tout en offrant des capacités de création de circuits complexes.

Pourquoi est-ce important : Canon a expédié le premier exemple de son équipement de lithographie à nano-impression à un consortium de recherche américain, marquant une étape significative dans la commercialisation de cette technologie innovante pour la fabrication de puces. La machine peut produire des puces sans dépendre des processus coûteux et énergivores de lithographie DUV ou EUV, ce qui pourrait changer la donne pour les fabricants de puces.

L’Institut du Texas pour l’électronique (TIE), un consortium soutenu par l’Université du Texas à Austin et comprenant des poids lourds du secteur des semi-conducteurs comme Intel, a récemment reçu la machine. Plusieurs agences gouvernementales et institutions académiques participent également.

La fabrication traditionnelle de semi-conducteurs repose sur un processus appelé photolithographie, où des motifs de circuits sont projetés sur un wafer recouvert de résine à l’aide d’une lumière intense. Le système de lithographie à nano-impression de Canon adopte une approche différente. Au lieu de la projection lumineuse, il tamponne physiquement les motifs de circuits sur la résine à l’aide d’un moule, une technique qui promet des avantages considérables.

L’un de ces avantages est le potentiel de réduction des coûts de fabrication et de la consommation d’énergie. Alors que l’équipement de photolithographie conventionnel nécessite des réseaux de lentilles ou de miroirs, les machines à nano-impression de Canon ont un design plus simple qui consomme seulement environ un dixième de l’énergie généralement requise.

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Nanoimprint lithography excelle également dans la formation de motifs de circuits tridimensionnels complexes avec un seul tampon – un exploit qui serait difficile, sinon impossible, avec la photolithographie. Cette capacité pourrait s’avérer extrêmement utile alors que les fabricants de puces s’efforcent de condenser des circuits de plus en plus petits et complexes dans leurs produits.

Malgré tout le potentiel, certains obstacles demeurent avant que la lithographie à nano-impression puisse être adoptée à plus grande échelle. Comme souligné par Tom’s Hardware, l’un des défis est la nécessité d’une technologie plus avancée pour prévenir les défauts causés par des particules de poussière fines. Des partenariats avec d’autres entreprises seront également nécessaires pour développer des matériaux de fabrication compatibles avec cette technique.

Expédier une machine à un groupe de recherche peut sembler anodin, mais la livraison de Canon suggère que des changements plus importants se préparent dans le domaine de la fabrication de puces. Le directeur général adjoint des produits optiques de l’entreprise, Kazunori Iwamoto, a déclaré qu’ils visaient à vendre entre 10 et 20 unités par an dans les trois à cinq prochaines années.

De plus, en collaborant avec la technologie de nanoimpression de Canon, le consortium TIE démontre une ouverture parmi des acteurs de l’industrie tels qu’Intel, NXP et Samsung à potentiellement adopter la nanoimpression pour les futures fabrications de puces, ce qui pourrait bouleverser l’industrie.