La Chine et les États-Unis se sont unis pour lutter contre l’un des plus grands fléaux de l’humanité : le cancer

La Chine et les États-Unis se sont unis pour combattre l'un des plus grands fléaux de l'humanité : le cancer

Des chercheurs de Chine et des États-Unis ont réalisé une avancée majeure dans le traitement du glioblastome, un cancer du cerveau particulièrement agressif. Grâce à des nanoparticules innovantes, ils ciblent efficacement les cellules tumorales, offrant un nouvel espoir dans la lutte contre cette maladie redoutable.

Des chercheurs des deux pays ont réalisé un bond fondamental dans la recherche sur certains types de cancer

La Chine et les États-Unis se sont unis pour combattre l'un des plus grands fléaux de l'humanité : le cancer
Actuellement, la lutte contre le cancer suscite un intérêt mondial

Bien qu’il semble que les États-Unis et la Chine soient toujours en conflit, ces deux nations entretiennent des accords de coopération scientifique précieux qui pourraient s’avérer essentiels pour sauver des vies. Au lieu de s’affronter avec des super-armes, différents groupes de recherche collaborent pour combattre le cancer. Ces dernières années, des progrès significatifs ont été réalisés pour lutter contre cette maladie, avec certains travaux permettant d’éliminer jusqu’à 99 % des cellules cancéreuses, bien que certains types, notamment les tumeurs cérébrales, restent extrêmement menaçants.

Une avancée grâce à la collaboration internationale

Des chercheurs chinois et américains ont uni leurs efforts pour développer un traitement novateur contre le glioblastome, un des cancers cérébraux les plus agressifs et mortels. Cette étude repose sur l’utilisation de nanoparticules dérivées d’un phytochemique, la bardoxolona méthyl (BM), capable de traverser la barrière hémato-encéphalique pour cibler directement les cellules tumorales. Ces chercheurs d’institutions telles que les universités de Wuhan, Yale et Pittsburg en présentent les résultats dans un article publié dans Small Particles le 8 août.

Dans des études précliniques effectuées sur des souris, ces nanoparticules se sont révélées efficaces pour identifier et attaquer les cellules cancéreuses dans le cerveau. La bardoxolona méthyl a augmenté la perméabilité de la barrière hémato-encéphalique, facilitant l’acheminement des traitements vers la tumeur.

Le glioblastome touche environ 250 000 personnes chaque année dans le monde et se distingue par sa croissance rapide et son invasi­vité. Malgré les traitements actuels, comprenant la chirurgie, la radiothérapie et la chimiothérapie, la survie moyenne après diagnostic ne s’élève qu’à 14 à 16 mois, en faisant l’un des cancers les plus mortels, au même titre que certains cancers du pancréas.

Un des principaux défis liés à cette pathologie est la complexité d’administrer des médicaments au cerveau, en raison de la barrière hémato-encéphalique, une membrane qui protège l’organe des substances nocives. Franchir cette barrière pourrait être déterminant pour résoudre les problèmes auxquels font face les patients souffrant de ces pathologies.

Afin de surmonter cette contrainte, les chercheurs ont développé des nanoparticules auto-assemblées à partir de phytochemicals issus de plantes médicinales. Ces particules, de dimensions nanométriques, réussissent à circuler dans le système sanguin et à pénétrer des zones difficiles d’accès. En associant la bardoxolona méthyl à un peptide anticancéreux, P28, des nanoparticules appelées P28-LBM ont été créées, montrant une capacité améliorée à infiltrer la tumeur.

Le mécanisme d’action de ces nanoparticules est particulièrement astucieux pour franchir les barrières du cerveau. Une fois au niveau de la tumeur, elles libèrent un agent qui augmente la perméabilité de la membrane tumorale, facilitant ainsi l’entrée d’un plus grand nombre de nanoparticules dans les cellules cancéreuses, ce qui conduit à leur destruction. De plus, ces nanoparticules bloquent la transition épithéliale-mésenchymateuse, un processus renforçant la croissance rapide et la propagation du cancer.

Les expériences ont montré que les souris traitées avec les nanoparticules P28-LBM trois fois par semaine pendant quatre semaines présentaient une réduction significative de la croissance tumorale. Ces résultats laissent penser que cette approche scientifique pourrait ouvrir de nouvelles pistes pour améliorer le traitement du glioblastome et accroître les taux de survie. Bien qu’il reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour atteindre une efficacité réelle, la méthode est encore en phase d’expérimentation sur des souris, ce qui signifie qu’il y a encore un long chemin avant de l’appliquer chez l’humain.

Cette avancée est le fruit d’une collaboration internationale et multidisciplinaire, représentant une étape décisive dans la lutte contre ce fléau qui détruit chaque année des familles et des vies.