Deux anciens dirigeants de Samsung arrêtés pour avoir prétendument volé une technologie de puce pour construire une usine en Chine

Two ex-Samsung executives arrested for allegedly stealing chip technology to build factory in China

L’industrie des semi-conducteurs est au cœur d’une bataille mondiale intense, où espionnage et vols de technologies s’intensifient. Récemment, l’arrestation de deux anciens dirigeants de Samsung révèle des tentatives audacieuses de transfert de savoir-faire vers la Chine, mettant ainsi en lumière les enjeux de sécurité nationale et économique en jeu.

Que vient-il de se passer ? Par tous les moyens, la Chine est déterminée à développer ses capacités de fabrication de puces électroniques, malgré les efforts déployés par Washington pour limiter son innovation technologique. Cette course à la domination a fait de l’industrie des semi-conducteurs un foyer d’espionnage industriel. L’arrestation de deux anciens dirigeants de Samsung montre à quel point ces vols sont devenus complexes.

Deux anciens dirigeants de Samsung Electronics ont été arrêtés par les autorités sud-coréennes pour espionnage industriel. Ces arrestations sont particulièrement choquantes car les deux hommes auraient participé à un projet élaboré visant à reproduire une usine de fabrication de puces électroniques en Chine.

Les deux suspects, identifiés uniquement par leurs noms de famille Choi et Oh, sont accusés d’avoir volé des technologies de semi-conducteurs d’une offre de 3,2 milliards de dollars à Samsung. Ils auraient collaboré avec des responsables chinois pour créer une coentreprise appelée Chengdu Gaozhen qui devait construire une usine utilisant les capacités avancées de fabrication de puces de Samsung.

Choi, un ancien dirigeant de Samsung âgé de 66 ans, aurait recruté des experts sud-coréens en semi-conducteurs et facilité la fuite des technologies de mémoire propriétaires. Oh, un ancien chercheur senior chez Samsung, a rejoint Chengdu Gaozhen en tant que concepteur en chef de l’usine, où il aurait joué un rôle crucial dans le vol présumé de technologie.

La technologie recherchée était la DRAM (Dynamic Random Access Memory) de 20 nanomètres de Samsung. Les suspects ont volé les plans de cette puce mémoire avancée et ont également réussi à développer des produits de base dès avril 2022, selon les rapports de la police.

Alors que l’enquête se poursuit, les autorités cherchent à savoir si d’autres anciens employés de Samsung pourraient avoir volé de la propriété intellectuelle après avoir rejoint Chengdu Gaozhen.

Deux anciens dirigeants de Samsung arretes pour avoir pretendument vole

Les autorités sud-coréennes ont décrit l’incident comme une grave atteinte à la sécurité nationale, soulignant qu’il avait porté préjudice à Samsung et affaibli la compétitivité du pays dans la guerre mondiale actuelle des puces électroniques.

Ces arrestations interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre la Chine et les États-Unis au sujet des semi-conducteurs. La Corée du Sud doit quant à elle trouver un équilibre entre son rôle d’allié clé de Washington, qui cherche à limiter les ambitions technologiques de Pékin, et le maintien de ses liens économiques avec la Chine.

Cette affaire fait écho à un incident similaire dans lequel un employé d’une entreprise technologique sud-coréenne a été arrêté pour vol de secrets commerciaux. En mai dernier, une ancienne employée de SK hynix a été arrêtée dans un aéroport sud-coréen pour avoir imprimé 3 000 pages de données sur les processus de fabrication de semi-conducteurs avant de quitter l’entreprise. Les procureurs affirment qu’elle avait l’intention de remettre ces documents à Huawei, mais la ressortissante chinoise a nié toutes les accusations.