Les experts affirment que les systèmes d’assistance à la conduite contribuent davantage à la sécurité que la technologie de conduite autonome

Experts say driver assistance systems are doing more for safety than self-driving tech

Les récentes statistiques sur les accidents de la route aux États-Unis témoignent d’une situation alarmante qui soulève des questions sur la sécurité des véhicules autonomes. Alors que certains experts plaident en faveur des technologies avancées d’assistance à la conduite pour réduire les risques, d’autres s’interrogent sur les effets indésirables des systèmes d’automatisation.

Remise en contexte : Les accidents de la route sont une triste réalité sur les routes américaines. La National Highway Traffic Safety Administration estime que 41 000 décès ont eu lieu en 2023. Les constructeurs automobiles autonomes ont promis un avenir où les véhicules autonomes élimineraient pratiquement tous les décès liés à la circulation, mais les choses ne sont jamais aussi simples.

InsideEV s’est entretenu avec des experts qui insistent sur le fait que la solution pour améliorer la sécurité routière existe déjà dans les systèmes avancés d’assistance à la conduite, tels que le freinage d’urgence automatique, l’assistance au maintien dans la voie et la surveillance des angles morts. Les données de l’Insurance Institute for Highway Safety (IIHS) confirment cette affirmation. Sa récente étude montre que les accidents dans ces scénarios ont diminué dans les véhicules équipés de technologies d’assistance à la conduite.

Le rapport cite comme exemple le freinage automatique d’urgence (AEB). Ce système utilise d’abord un radar et des caméras pour analyser la route devant lui. Il vérifie ensuite si le pilote réagit aux dangers potentiels. Dans le cas contraire, l’AEB freine automatiquement, évitant ainsi une collision. L’étude a conclu que l’AEB a réduit de 50 % les collisions par l’arrière.

David Kidd, chercheur principal, explique que l’octroi d’une plus grande autonomie, comme celle offerte par l’Autopilot de Tesla et le Super Cruise de GM, peut avoir l’effet inverse. Ces systèmes donnent aux conducteurs un sentiment de fausse sécurité, ce qui les conduit à devenir dangereusement distraits et complaisants au fil du temps.

Alors que Tesla vante ses statistiques de kilométrage par accident pour souligner la sécurité du pilote automatique, des accidents mortels très médiatisés impliquant des voitures à conduite autonome continuent de se produire, déclenchant des enquêtes fédérales. Dans un incident extrême, un taxi autonome de Cruise a renversé et s’est arrêté sur un piéton heurté par un autre véhicule. Cet accident a incité le DMV de Californie à suspendre le permis de conduire de GM Cruise.

Les experts affirment que les systemes dassistance a la conduite

« Nous ne constatons aucun changement en termes de sécurité », affirme Kidd.[The] « Les seuls avantages ou avantages potentiels sont la commodité et le confort. »

Pendant ce temps, le directeur technique de l’Euro NCAP, Richard Schram, affirme que les fabricants qui vendent des technologies de conduite autonome dans leurs voitures cachent la vérité concernant les capacités de leur véhicule.

Cependant, il n’est peut-être pas judicieux de rejeter complètement l’automatisation. La plupart des technologies sont relativement nouvelles. Comme tout autre système, il faut parcourir encore beaucoup de kilomètres avant de parvenir à une conclusion logique sur son impact sur la sécurité.

Les données disponibles sont confuses et contradictoires, ce qui complique encore les choses. Si la National Highway Traffic Safety Administration (NHTSA) reconnaît les risques liés à la distraction au volant, elle n’a pas établi de lien définitif entre les systèmes de niveau 2 et l’augmentation des accidents.

De même, une étude récente de Nature suggère que les voitures autonomes ont généralement des taux d’accidents inférieurs à ceux des humains, sauf dans certaines conditions comme l’aube/le crépuscule ou lors des virages. Cependant, une analyse distincte des données de la NHTSA a révélé que les accidents impliquant des véhicules équipés de dispositifs de sécurité de niveau 2 sont en augmentation. Il ne semble donc pas y avoir de consensus sur la sécurité des véhicules autonomes.

Malgré le débat autour de la sécurité de la conduite autonome, la NHTSA s’efforce de rendre obligatoires, d’ici 2029, des systèmes comme l’AEB, qui ont un solide bilan en matière de réduction des accidents, pour tous les véhicules non commerciaux.