L’administration Biden met en place des mesures ambitieuses pour simplifier la vie des consommateurs face aux pratiques abusives des entreprises. En ciblant les obstacles auxquels sont confrontés les clients, notamment pour annuler des abonnements ou demander des remboursements, cette initiative vise à redonner du pouvoir aux utilisateurs tout en améliorant leur expérience.
Le temps c’est de l’argent : L’administration Biden s’attaque aux techniques douteuses que les entreprises utilisent pour « ajouter des maux de tête et des tracas inutiles aux journées des personnes » et diminuer leur niveau de vie. « Le temps, c’est de l’argent » est une initiative qui cible les obstacles stratégiquement conçus que certaines entreprises obligent leurs clients à franchir pour annuler un abonnement ou obtenir un remboursement. Confrontés à des montagnes de paperasse ou à des heures interminables d’attente, de nombreux consommateurs abandonnent tout simplement – et c’est exactement ce que les entreprises veulent, car cela signifie plus de bénéfices dans leurs poches.
Cette vaste initiative implique de nombreuses agences gouvernementales. Par exemple, la Federal Trade Commission travaille sur une proposition qui rendrait l’annulation d’un service ou d’un abonnement aussi simple que la souscription. La FCC, quant à elle, étudie actuellement la possibilité d’étendre des exigences similaires aux entreprises exerçant des activités dans le secteur des communications.
Ailleurs, la nouvelle règle de remboursement automatique du ministère des Transports oblige les compagnies aériennes à restituer le billet d’avion rapidement et sous la forme de paiement d’origine lorsque votre vol est annulé ou considérablement modifié pour une raison quelconque, et qu’aucune option de nouvelle réservation ne vous est proposée ou que vous choisissez de ne pas les accepter.

L’administration souhaite également faciliter la soumission des demandes de remboursement auprès des compagnies d’assurance maladie. Selon la Maison Blanche, certaines compagnies demandent encore aux clients d’envoyer physiquement leurs demandes par courrier. Avec l’aide du ministère de la Santé et des Services sociaux, l’administration espère identifier des tactiques permettant aux clients de gagner du temps et de l’argent dans leurs démarches auprès de leur assurance maladie.
Le Bureau de protection financière des consommateurs (Consumer Financial Protection Bureau) prévoit quant à lui un processus réglementaire qui obligera les entreprises relevant de sa juridiction à laisser leurs clients parler à un représentant humain en appuyant simplement sur un bouton de leur téléphone, mettant ainsi fin aux « boucles fatales » automatisées. Il vise également à lutter contre l’utilisation de chatbots inefficaces ou chronophages, très populaires parmi les banques et autres institutions financières, et à déterminer quand l’utilisation de ces robots est illégale, par exemple lorsque les personnes pensent parler à une personne réelle.
