Alors que l’énergie nucléaire retrouve une place prépondérante dans le paysage énergétique mondial, les États-Unis se positionnent en leader en lançant des innovations décisives. La construction d’un nouveau réacteur de quatrième génération illustre leur engagement envers une énergie propre et durable, rivalisant ainsi avec d’autres puissances mondiales. Les perspectives qui s’ouvrent dans ce domaine méritent particulièrement attention.
Les États-Unis parient sur le nucléaire, tout comme la Chine ou même le Japon

Les États-Unis sont devenus une puissance de génération d’énergie. Ils disposent de vastes plaines dans lesquelles appliquer des énergies renouvelables tout en renforçant parallèlement leurs centrales nucléaires pour fournir de l’énergie propre et renouvelable à des millions de foyers. Dans ce contexte, on peut observer qu’ils ont récemment réussi à lancer un réacteur nucléaire de nouvelle génération qui leur permettra d’améliorer leur efficacité. Ainsi, ils ont également une – dans ce cas, une saine – concurrence avec la Chine, car ce pays asiatique fait également de grands progrès dans le développement de ce type d’énergies.
Ces dernières années, nous avons vu comment de plus en plus de scientifiques plaident en faveur du nucléaire et même des piles nucléaires ont été développées pour alimenter des appareils technologiques ad eternum.
L’énergie nucléaire, plus tendance que jamais

La société privée Kairos Power a commencé le mois dernier la construction du premier réacteur de quatrième génération des États-Unis. C’est le premier réacteur qui n’est pas à eau légère depuis 50 ans, ce qui en fait un produit innovant prêt à transformer la manière dont l’énergie nucléaire est perçue au niveau mondial.
Parallèlement, une unité non nucléaire est en construction pour montrer de manière simple et explicative le fonctionnement du design du nouveau réacteur. Cette version non nucléaire, appelée ETU 3.0, permettra aux ingénieurs d’étudier la machinerie sans avoir à s’inquiéter que la radiation puisse mettre leur vie en danger, servant ainsi de grand schéma pour réaliser des tests.
Hermès, tel est le nom donné par Kairos Power, ne tentera pas d’apporter de l’électricité au réseau, mais est de faible puissance pour démontrer que l’approche fonctionne, et par la suite, ils le porteront à un niveau supérieur.
Le réacteur à lit de billes est refroidi par du sel de fluorure fondu, ce qui en fait un design beaucoup plus sûr que les précédents, qui étaient déjà sécurisés. En effet, en cas d’accident, la centrale nucléaire s’éteint automatiquement sans générer de problèmes.
Le réacteur est modulaire et peut s’autoréguler et se refroidir naturellement sans aucune intervention. En fait, aucune structure de confinement n’est même nécessaire, il a été construit en acier inoxydable résistant à la corrosion. De plus en plus d’entreprises choisissent ce type de matériaux au détriment d’autres beaucoup plus lourds et coûteux.
Pour ce projet, 300 millions de dollars de fonds publics ont été reçus et l’approbation a été obtenue, ce qui indique que ce processus a été jugé sécurisé et qu’il va profiter à des millions de personnes grâce à ce que lorsqu’une centrale sera construite pour le réseau électrique, elle pourra alimenter de nombreux foyers avec sa puissance.
