Dans le vaste désert de Gobi, la Chine s’apprête à révolutionner l’énergie nucléaire avec la construction d’une centrale innovante utilisant le thorium comme combustible. Cette initiative promet des avancées significatives en matière de durabilité et d’efficacité énergétique, tout en consolidant la position du pays dans le domaine énergétique mondial.
La Chine a développé une centrale de sels de thorium et la construit dans le désert de Gobi

Dans le vaste et aride désert de Gobi, la Chine se prépare à réaliser un bond quantique dans la production d’énergie nucléaire. Le géant asiatique a annoncé des projets de construction de la première centrale électrique au monde équipée d’un réacteur à sels fondus, une technologie innovante qui promet de transformer le paysage énergétique mondial. Ce n’est pas le seul développement technologique qu’elle mène dans ses zones les plus arides, car son objectif est de créer un océan de stations solaires dans le désert, témoignant de son grand niveau de développement.
Ainsi, le gigantesque bond technologique que la Chine a réalisé ces dernières années reste une preuve indélébile que le pays souhaite devenir la grande puissance mondiale de la production d’énergie, comme en témoigne le bâtiment générateur ou batterie qu’ils ont développé dans l’une de leurs villes.
Technologie futuriste dans une centrale nucléaire
Dirigé par l’Institut de Physique Appliquée de Shanghai, ce projet est assez ambitieux car il utilisera le thorium comme principal combustible au lieu de l’uranium conventionnel selon des informations du South China Morning Post. Le thorium, un élément plus abondant dans la croûte terrestre, offre plusieurs avantages que d’autres combustibles n’ont pas, parmi lesquels une plus faible production de déchets radioactifs, l’une des plus grandes préoccupations mondiales concernant ce type de technologies nucléaires, bien que les déchets soient parfaitement sûrs.
En ce qui concerne sa taille, le réacteur occupe une superficie inférieure à celle d’un terrain de football et ne nécessite pas d’eau pour son refroidissement, un facteur crucial compte tenu de son emplacement dans le désert, où l’accès aux cours d’eau est beaucoup plus limité, voire impossible. À la place, il utilisera une combinaison innovante de sel liquide et de dioxyde de carbone pour transférer la chaleur et générer de l’électricité.
Concernant la date de lancement de ce réacteur intéressant, il est prévu qu’il soit opérationnel en 2029 et qu’il dispose d’une capacité de production d’énergie d’environ 60 mégawatts de puissance thermique et 10 mégawatts d’électricité. Cela signifie qu’une centrale conventionnelle génère beaucoup plus d’énergie, mais il est vrai qu’il s’agit d’un prototype et que son objectif est plus ambitieux pour l’avenir, le réacteur étant plus petit que d’habitude et étant conçu pour améliorer au maximum cette technologie.
Le projet cherche non seulement à générer de l’énergie propre, mais également à maximiser l’efficacité de l’utilisation du combustible. On prévoit que le réacteur sera capable de recycler plus de 80 % du combustible usé, ce qui pourrait réduire de manière significative le problème des déchets nucléaires à long terme. La Chine ne laisse rien au hasard dans ce projet. Elle dispose déjà d’un réacteur expérimental au thorium en fonctionnement dans le désert de Gobi, fournissant des données et une expertise précieuses pour le développement du réacteur qui devrait fonctionner à l’échelle commerciale. De plus, le pays envisage d’intégrer le réacteur dans un réseau électrique intelligent avec d’autres installations d’énergie renouvelable, créant un écosystème énergétique diversifié et beaucoup plus flexible que celui existant aujourd’hui.
Pour 2030, la Chine prévoit de commencer la construction de réacteurs commerciaux au thorium plus ambitieux, petits, maniables et capables d’alimenter des milliers de foyers avec une énergie nucléaire propre, sûre et renouvelable grâce à l’utilisation d’un élément beaucoup plus commun sur notre planète que l’uranium.
