À l’horizon 2034, l’Arabie saoudite se projette déjà avec des projets sportifs audacieux. Entre stades futuristes et ambitions environnementales, le pays compte transformer le paysage du football mondial. L’article explore ces initiatives et les questions qu’elles soulèvent, offrant un aperçu de ce que pourrait être l’avenir du sport dans la région.
De l’autre côté du miroir: Il semble prématuré de commencer à penser à la Coupe du monde de la FIFA 2034. Même si elle n’aura lieu que dans dix ans, elle n’aura lieu qu’à trois éditions. Le pays organisateur présumé, l’Arabie saoudite, a déjà prévu de construire plusieurs stades de haute technologie pour l’événement. Elle a publié des illustrations conceptuelles de deux arènes qui semblent sortir tout droit d’un jeu vidéo de science-fiction.
L’Arabie saoudite a annoncé son intention de construire 11 nouveaux stades de football dans le cadre de sa candidature pour accueillir la Coupe du monde de football de 2034, dont le futuriste stade Neom. L’arène, construite dans une « ville intelligente » tout aussi futuriste, sera située à plus de 350 mètres au-dessus du sol. Les représentations de l’artiste semblent être le fruit de l’imagination, et il se pourrait bien qu’elles le soient finalement.
Le projet prévoit un toit aux formes polygonales qui ressemblent à du verre brisé et qui créent un effet miroir à l’intérieur du stade (au-dessus et en dessous). Les architectes visent un projet entièrement basé sur les énergies renouvelables, principalement l’énergie éolienne et solaire, avec une capacité d’accueil de 46 000 spectateurs. Le pays estime que le stade sera terminé d’ici 2032.

La conception du stade s’inscrit dans l’esthétique de The Line, une ville linéaire de 170 kilomètres de long caractérisée par des murs réfléchissants, un système de logements verticaux, un train à grande vitesse et un engagement envers une énergie 100 % renouvelable. Cependant, The Line a fait l’objet de nombreuses tests. La BBC a rapporté que le gouvernement avait autorisé l’armée à utiliser la force létale pour dégager les villages sur son passage si nécessaire. Des inquiétudes ont également été soulevées quant aux ressources nécessaires à sa construction.
Les projets ambitieux de l’Arabie saoudite ont suscité des accusations de « sportswashing » de la part des défenseurs des droits de l’homme, qui consistent à utiliser les grands événements sportifs pour améliorer la réputation d’un gouvernement et attirer l’attention positive des médias. The Verge note que le pays a fait l’objet de tests similaires pour son projet d’accueillir les premiers Jeux olympiques d’e-sport.

En plus du stade Neom, l’Arabie saoudite prévoit de construire le stade Prince Mohammed bin Salman, une structure à trois niveaux adossée à une falaise (ci-dessus), entourée de verre Colorful et d’écrans LED. Tous ces plans sont encore en phase de rendu, ce qui signifie que les structures finales pourraient différer considérablement des conceptions initiales.
La nature ambitieuse de ces projets et leurs designs futuristes et non conventionnels soulignent les efforts de l’Arabie saoudite pour avoir un impact significatif sur la scène internationale grâce à la candidature de l’Arabie saoudite à l’organisation de la Coupe du monde de la FIFA 2034. Cependant, l’exécution de ces plans sera surveillée de près, compte tenu des controverses et des défis associés à des développements de cette envergure. Ces premiers rendus pourraient facilement se révéler être de la pure fantaisie.
