Pourquoi est-ce important: Il est facile d’être victime d’un piratage visuel en public, c’est-à-dire de se faire voler des informations sensibles par quelqu’un qui regarde l’écran de votre ordinateur ou de votre tablette. Il existe des moyens d’éviter ce genre de situation, comme des protections d’écran en plastique qui rendent difficile la lecture du document à moins de se trouver juste devant. Microsoft travaille peut-être sur un système qui chiffre visuellement le document pendant que vous le lisez.
Un récent brevet de Microsoft décrit un système qui crypte un document, le rendant indéchiffrable pour toute personne autre que le lecteur. Cette technique code le document en modifiant les lettres de la partie texte du document d’origine. Le document est ensuite affiché dans un mode de confidentialité basé sur une version alpha-mixée du document, qui mélange les versions originale et codée. Le système utilise ensuite le suivi oculaire pour afficher la version codée du document dans les régions périphériques de la vue de l’utilisateur et la partie décodée au point de fixation de l’utilisateur.
De nombreuses solutions sur le marché répondent déjà à ce problème, allant des écrans de confidentialité physiques aux applications qui utilisent le suivi oculaire et les webcams pour permettre à la lumière de l’écran d’atteindre les yeux de l’utilisateur visé tout en empêchant la lumière d’atteindre les yeux d’un passant. Cependant, elles ont toutes des limites.
Les écrans de confidentialité rendent l’affichage terne aux yeux de l’utilisateur, car il est difficile d’atteindre une efficacité lumineuse de 100 %. Par ailleurs, le fait de brouiller ou d’assombrir sans discernement les zones non fixées de l’écran rend la lecture du texte plus difficile, car cela s’apparente à la lecture à travers un télescope.

Selon le Ponemon Institute, le piratage visuel est un problème répandu. En 2015, l’institut a mené une expérience aux États-Unis révélant à quel point il était facile de capturer des informations sensibles d’une entreprise grâce au piratage visuel. Une expérience similaire mais élargie, sponsorisée par 3M en 2016, incluait des bureaux en Chine, en France, en Allemagne, en Inde, au Japon, en Corée du Sud et au Royaume-Uni.
L’étude de 3M a révélé que dans 91 % des cas, un hacker infiltré a piraté des informations visuellement. Dans près de la moitié des cas, un hacker visuel infiltré a pu obtenir des informations en 15 minutes ou moins. Les hackers ont obtenu 52 % des informations sensibles sur les écrans d’ordinateur des employés et n’ont été pris que dans 32 % des cas. Les résultats concordent avec ceux obtenus dans l’étude plus restreinte du Ponemon Institute.
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