Il s’agit d’un saut exponentiel dans la qualité de vie des Japonais grâce au transport rapide et efficace de colis

Le Japon est l’un des pays les plus engagés dans ses infrastructures, raison pour laquelle il possède l’un des tunnels les plus longs de la planète, permettant de relier ses différentes îles et de faciliter le passage des personnes et des marchandises. Le problème est que le Japon souffre d’une pénurie de main-d’œuvre dans le secteur des transports. Il semble que sa population ne soit pas très intéressée par le transport de marchandises, ce secteur ayant toujours besoin de personnel. C’est pourquoi ils ont créé une alternative vraiment folle : un tunnel souterrain de plusieurs centaines de kilomètres entièrement automatisé. De la construction de satellites en bois à ces mesures, il est clair que le Japon est fermement engagé en faveur de ses infrastructures et de ses communications.
Le convoi souterrain qui veut résoudre les problèmes logistiques du Japon
En réponse aux défis croissants du secteur logistique, le Japon envisage une solution véritablement étonnante et ambitieuse. Un groupe d’experts du ministère de la Terre, des Infrastructures, des Transports et du Tourisme a proposé le développement d’un système de transport de marchandises automatisé qui fonctionnerait dans des tunnels souterrains le long des autoroutes existantes. Comme on peut l’imaginer, il s’agit d’une tâche colossale qui demande une technologie et un travail d’infrastructure considérables. Ainsi, selon le journal Japan News, le gouvernement japonais se prépare à réaliser cette œuvre qui aiderait également à stimuler son économie.
Ce projet, qui est incroyable à bien des égards, a pour objectif principal de résoudre la pénurie de main-d’œuvre dans le secteur de la livraison, un problème qui s’est aggravé avec l’essor du commerce électronique. Oui, au Japon, personne ne veut travailler comme chauffeur routier ou livreur, ce qui fait de ce secteur un secteur nécessitant une main-d’œuvre constante pour fonctionner et qui n’arrive pas à trouver cette main-d’œuvre. Quelle est la solution ? Tout automatiser. Au cours des trois dernières décennies, le volume de petits colis a doublé, et les prévisions indiquent qu’en 2030, près d’un tiers des envois pourraient ne pas être livrés en raison du manque de personnel, ce qui en fait une solution évidente à ce problème.
Le système proposé utiliserait des palettes capables de transporter jusqu’à une tonne de marchandises, y compris des produits agricoles, de la mer et des articles de première nécessité. Selon les estimations du groupe de techniciens réunis, ce réseau logistique automatisé pourrait gérer l’équivalent de la charge transportée quotidiennement par 25 000 conducteurs de camions.
Le projet n’est pas exempt de problèmes logistiques, comme toute œuvre titanesque, le principal étant financier. Le coût de construction des tunnels souterrains pourrait être gigantesque, oscillant entre 7 000 et 80 000 milliards de yens pour chaque tranche de 10 kilomètres. Pour un itinéraire reliant Tokyo et Osaka, le budget total pourrait atteindre 3,7 billions de yens, oui, vous avez bien lu, avec un « b ». Cela se traduit par 21 245 400 000 euros, un chiffre qui ferait pâlir n’importe qui, même les États les plus riches. C’est pourquoi, pour que l’investissement soit attrayant, le gouvernement japonais souhaite également attirer le secteur privé en permettant la collaboration de différentes entreprises pour mener à bien un projet aussi intéressant et difficile.
Le ministre Tetsuo Saito a exprimé son support au projet, soulignant ses avantages potentiels non seulement pour résoudre la crise logistique, mais aussi pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, le Japon étant engagé dans un important plan de lutte contre le changement climatique. En fait, une date a même été fixée pour une éventuelle finalisation du projet, dans seulement dix ans, il serait prêt, 2034 étant l’année choisie pour sa fin, bien qu’il ne soit pas précisé combien de temps il pourrait encore durer. On commencerait par l’itinéraire Tokyo-Osaka. Bien que les défis soient considérables, ce plan montre clairement l’engagement du Japon en faveur de l’innovation en matière d’infrastructure et de sa recherche de solutions durables pour les problèmes logistiques futurs.
