Expreview: Les puces Qualcomm qui alimentent la gamme de PC Copilot+ que Microsoft a fortement promues sont basées sur des conceptions dont Arm prétend que Qualcomm n’a pas les droits d’utilisation. Au milieu de son procès, Arm a déclaré vouloir arrêter les expéditions imminentes de nombreux ordinateurs portables, mais Qualcomm conteste la plainte. Les PC Copilot+ seront probablement encore lancés la semaine prochaine, mais la situation jette une incertitude sur les accords de licence d’Arm jusqu’en 2025.
Microsoft, Qualcomm et plusieurs autres fournisseurs de PC lanceront la semaine prochaine une série d’ordinateurs portables que Microsoft présente comme une nouvelle base pour Windows on Arm et la tendance émergente des PC AI. Cependant, Arm affirme que les premiers PC Copilot+ violent ses droits de propriété intellectuelle.
Les problèmes ont commencé après que Qualcomm a acheté Nuvia, qui détenait une licence d’Arm pour concevoir des processeurs pour serveurs. Lorsque Qualcomm a réorienté les efforts de Nuvia vers d’autres projets, conduisant finalement aux puces Snapdragon X au cœur des PC Copilot+, Arm a annulé les licences de Nuvia, révoquant prétendument les droits de Qualcomm sur celles-ci. C’est la base du procès intenté par Arm en 2022 contre le fabricant de puces.

Qualcomm a rétorqué en affirmant que ses autres licences Arm couvrent déjà les conceptions utilisées pour le Snapdragon X. Par ailleurs, des interprétations différentes du contrat de Nuvia peuvent remettre en question le pouvoir d’Arm de mettre fin à la licence de Nuvia.
Quoi qu’il en soit, Microsoft, Qualcomm, Dell, HP, Acer, Asus, Samsung et Lenovo prévoient de lancer des PC Copilot+ le 18 juin, et le procès n’a pratiquement aucune chance d’arrêter les livraisons. Le procès Qualcomm c. Arm devrait débuter en décembre et certains observateurs prédisent un règlement à l’amiable.

Malgré la bataille juridique imminente, Arm profite du regain d’intérêt pour ses jeux d’instructions pour faire des déclarations audacieuses sur l’avenir des PC Arm. Le PDG René Haas prédit que 50 % des PC Windows utiliseront des puces Arm avant la fin de cette décennie.
L’initiative vise à apporter des améliorations d’efficacité aux PC Windows similaires aux gains obtenus par Apple avec ses SoC Apple Silicon basés sur Arm. Microsoft profite également de ce lancement pour rejoindre la tendance des PC IA aux côtés d’Intel, AMD et Apple, qui ont commencé à intégrer des NPU pour le traitement local de l’IA générative.
D’autres sociétés, dont NVIDIA, préparent également des puces Arm PC. Arm pourrait utiliser sa popularité croissante et le procès pour pousser ses clients vers de nouveaux accords de licence plus lucratifs.
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