Une pétition exhorte le gouvernement canadien à imposer des protections EOL pour les jeux vidéo

Petition urges Canadian government to mandate EOL protections for video games

En un mot: Une nouvelle pétition déposée auprès du gouvernement canadien exige une législation visant à protéger l’accès des consommateurs aux jeux qu’ils ont achetés, même après que les éditeurs ont mis fin à leur support. Avec plus de 3 000 signatures en quelques jours seulement, il appelle les entreprises à laisser leurs jeux dans un état pleinement fonctionnel et à supprimer toutes les exigences en ligne obligatoires une fois qu’un jeu atteint sa fin de vie.

Le problème couve depuis des années, mais il a probablement atteint un point test le mois dernier après qu’Ubisoft a cessé de prendre en charge le jeu de course en ligne The Crew. Non seulement cet arrêt a rendu le jeu injouable, mais Ubisoft est également allé plus loin en révoquant le droit des propriétaires de lancer le jeu via sa plateforme Ubisoft Connect. Les joueurs qui avaient acheté The Crew n’avaient pratiquement aucun moyen d’accéder au titre pour lequel ils avaient payé.

La pétition canadienne soutient que ce type de comportement « prive les consommateurs de leurs droits fondamentaux de propriété tout en empêchant les efforts de restauration et de préservation ». Il affirme que les entreprises se livrent à « une obsolescence programmée en retenant des composants vitaux et en empêchant ainsi les consommateurs de réparer leurs copies de jeux ».

Les pétitionnaires demandent au gouvernement d’adopter une loi obligeant les éditeurs non seulement à maintenir les jeux fonctionnels indéfiniment après la fin du support, mais également à supprimer toute dépendance sur les serveurs de l’éditeur. Cela éviterait les situations dans lesquelles un jeu toujours en ligne deviendrait injouable après l’arrêt.

Une petition exhorte le gouvernement canadien a imposer des protections

La pétition plaide également pour que ce projet de loi annule tout accord de licence d’utilisateur final (CLUF), garantissant ainsi que les clients ne perdent pas leurs droits de propriété simplement en jouant à un jeu.

Une pétition similaire a récemment été déposée au Royaume-Uni, rassemblant plus de 20 000 signatures. En réponse, le gouvernement britannique a déclaré que les vendeurs de jeux doivent respecter les lois sur la protection des consommateurs en fournissant des informations claires si un jeu est destiné à rester jouable indéfiniment. Cependant, il n’imposait pas une fonctionnalité en ligne perpétuelle.

Si un jeu est annoncé comme restant jouable même après l’arrêt du serveur, le gouvernement britannique affirme que les sociétés de jeux devront peut-être s’assurer qu’un mode hors ligne reste viable conformément aux réglementations de protection des consommateurs. Cependant, il n’existe aucune exigence explicite quant à une fonctionnalité en ligne éternelle.

Cette question touche au débat de longue date autour des droits de propriété numérique pour des médias tels que les jeux, les films et la musique. Alors que les jeux adoptent de plus en plus un modèle de service centré sur le Web, on craint que les consommateurs louent essentiellement l’accès à des divertissements qu’ils croient posséder.

Il est probable que la pétition canadienne suscitera une réponse similaire à celle du gouvernement britannique, si tant est qu’une réponse soit donnée. Cependant, si par hasard la pétition aboutissait, elle pourrait créer un précédent important en matière de protection de la propriété numérique.

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