L’IA devient le grand allié de l’espionnage : les États-Unis ont leur premier modèle de langage de grande envergure grâce au travail de Microsoft

L’Intelligence Artificielle est devenue la technologie du moment, les grandes entreprises font d’énormes efforts pour intégrer des assistants IA dans leurs applications et expériences. Microsoft, OpenAI et Google se disputent depuis des mois la tête d’un secteur qui n’a pas encore de favoris. Jusqu’à présent, l’image qui a été créée de l’IA est amicale et jamais destinée à jouer contre les êtres humains. Maintenant, on sait que Microsoft a développé une IA pour les agences de renseignement des États-Unis.
C’est Bloomberg qui a révélé cette situation, en fournissant des informations sur le mouvement de Microsoft et, surtout, sur l’utilisation présumée de l’Intelligence Artificielle dans les différentes agences de renseignement du pays qui est en guerre constante avec les applications et les réseaux sociaux chinois. Nous allons voir tous les détails de l’IA destinée à l’espionnage de Microsoft.
Les États-Unis ont leur première IA destinée à l’espionnage, et elle est développée par Microsoft
Microsoft a créé un LLM pour les agences de renseignement des États-Unis. Ce grand modèle de langage est un jalon tant pour l’entreprise de Redmond que pour l’industrie de l’IA, étant le premier LLM fonctionnant de manière indépendante d’Internet. La raison de cette séparation est d’éviter sa corruption, en plus d’empêcher les attaques.
Quel sera le rôle de cette IA ? On s’attend à ce que des organismes tels que la CIA puissent traiter un énorme volume de données avec cette IA, accélérant ainsi les processus et automatisant les fonctions de ce type d’agences. La classification des données et des informations est essentielle, et ce modèle d’IA va rendre ce travail plus facile.
L’entreprise de Redmond a travaillé pendant un an et demi sur le développement de cet outil dont l’accès est restreint au gouvernement américain. Il ne s’agit pas d’un modèle à partir de zéro, en réalité, il est basé sur GPT-4. Les modifications nécessaires ont été apportées pour qu’il puisse fonctionner selon les besoins de ces organismes.
Malgré sa mise en marche, il est encore trop tôt pour que Microsoft considère que ce modèle est un succès. Il devra encore faire face à différents défis quotidiens, le principal étant son intégration dans les différentes agences de renseignement des États-Unis. Bien sûr, l’accès ne sera pas libre et seules 10 000 personnes pourront utiliser ce modèle.
