Une IA développée en Chine capable d’identifier avec une précision surprenante l’origine d’une métastase

L’intelligence artificielle peut devenir un allié fiable dans la lutte contre le cancer, non seulement en permettant de le détruire. Un groupe de chercheurs de l’Université médicale de Tianjin, en Chine, a développé une IA capable d’identifier le type de cellules cancéreuses en métastase. Cela permettra de découvrir l’origine de la maladie, améliorant ainsi le traitement des patients.
Cela servira à confirmer l’origine avec des méthodes moins intrusives
Identifier la source de la tumeur est essentiel dans la lutte contre la métastase. Lorsqu’un cancer se propage, il est parfois difficile de déterminer où il a commencé, ce qui complique le traitement. Selon Nature, une équipe universitaire a réussi à identifier avec une précision de 83% l’origine de la tumeur, et avec 99% de certitude que l’origine se trouve parmi les trois premières possibilités envisagées.

Connaître l’origine de la métastase est essentiel pour son traitement
Cette IA fonctionne à partir d’images de cellules cancéreuses extraites du liquide corporel de l’abdomen et des poumons. Lorsqu’un cancer du poumon se propage par exemple à l’intestin, les cellules cancéreuses continuent de ressembler à celles d’un cancer du poumon. C’est pourquoi une IA peut apprendre à les identifier.
Pour cela, elle a été entraînée avec 30 000 images de cellules cancéreuses provenant de 21 000 personnes, dont l’origine de la tumeur était clairement connue. Ensuite, l’IA a été mise au défi avec 27 000 images, et elle a réussi à découvrir l’origine du cancer dans 83% des cas. Elle a également proposé trois premières options, parmi lesquelles l’origine de la tumeur a été trouvée dans 99% des cas. Cela permettra aux scientifiques de confirmer l’origine de la tumeur avec des tests plus concrets et moins intrusifs.
Cependant, les prédictions se limitaient à 12 sources courantes de cancer, telles que les poumons, les ovaires, les seins et l’estomac. Certaines origines, comme la prostate et les reins, n’ont pas pu être identifiées, car ces types de cancer ne se propagent généralement pas dans le liquide de l’abdomen et des poumons.
D’autre part, l’IA a déjà été testée sur 500 images de cas réels, améliorant les prédictions des pathologistes sur ces mêmes images. De plus, les chercheurs ont également évalué ses performances chez 391 participants à l’étude, quatre ans après avoir reçu le traitement contre la maladie. Ils ont découvert que ceux qui ont reçu le traitement pour le type de cancer prédit par le modèle avaient plus de chances de survivre que ceux pour lesquels la prédiction a échoué. En plus de cette avancée, une autre IA, également d’origine chinoise, promet d’être vitale contre les tumeurs du pancréas.
