Quelque chose à espérer: Les législateurs du monde entier ont commencé à adopter une position plus proactive en faveur de l’ouverture et de la concurrence dans les écosystèmes mobiles. Apple et Google, les sociétés qui contrôlent le marché mondial de la téléphonie mobile avec leurs systèmes d’exploitation respectifs, feront l’objet d’une surveillance accrue et de sanctions plus strictes si elles enfreignent la réglementation.
Selon un nouveau rapport de Nikkei Asia, les autorités japonaises sont sur le point de renforcer leurs réglementations antitrust, posant ainsi un défi de taille aux opérateurs historiques du marché mobile. La publication révèle que les sanctions visant à freiner les pratiques monopolistiques connaîtront une augmentation substantielle, avec des amendes plus que triplées par rapport aux lois antitrust actuelles.
La nouvelle législation antitrust est en cours d’élaboration par la Commission japonaise du commerce équitable (FTC) et vise directement les écosystèmes mobiles d’Apple et de Google. Les grandes entreprises technologiques seront obligées d’autoriser les sites marchands d’applications tiers et les méthodes de paiement alternatives au sein de leurs écosystèmes fermés, sous peine d’amendes pouvant atteindre 20 % de leurs revenus dans le pays.
Selon Nikkei Asia, de nouvelles violations pourraient entraîner une amende maximale de 30 pour cent du chiffre d’affaires d’une entreprise. Les sites marchands d’applications mobiles génèrent des revenus importants pour les grandes entreprises technologiques, et les précédentes lois antitrust japonaises ont été critiquées pour leur indulgence dans la lutte contre les pratiques prédatrices sur les sites marchands d’applications et la part substantielle perçue par ces sociétés sur les ventes d’applications tierces.

Les règles d’Apple pour la boutique iOS impliquent une réduction de 15 % des ventes d’applications, tandis que les développeurs gagnant plus d’un million de dollars par an doivent verser une contribution de 30 % aux coffres de Cupertino. Google adopte un modèle similaire, en réduisant de 15 pour cent le million de dollars initial gagné par trois pour cent des créateurs d’applications, les développeurs dépassant ce seuil étant obligés de payer des frais annuels de 30 pour cent.
La FTC japonaise devrait présenter un projet complet de nouvelles réglementations antitrust aux groupes de législateurs, notamment à l’unité économique et industrielle du Parti libéral-démocrate. Les membres du Parlement pourraient délibérer sur le projet dès ce mois-ci, ce qui pourrait remodeler le marché mobile japonais et obliger Apple et Google à revoir leurs pratiques commerciales, un peu comme ils ont dû le faire dans d’autres parties du monde.
En Europe, les réglementations récemment ratifiées de la loi sur les marchés numériques visent à propulser le marché mobile du continent dans une ère de chargement latéral des applications, de concurrence accrue entre les sites marchands et de protection renforcée des consommateurs. Aux États-Unis, des poursuites antitrust ont été intentées contre Google et Apple. Mountain View a récemment réglé une affaire intentée par les États américains et Washington DC avec un paiement de 700 millions de dollars, tandis que Cupertino fait face à des poursuites judiciaires de la part de 15 États et du ministère de la Justice.
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