L’objectif de la Commission européenne est d’empêcher les employés d’utiliser des logiciels tels que Bard ou ChatGpt lors du traitement de fichiers importants. Le risque de l’intelligence artificielle est en effet que de mauvaises réponses soient données et que les informations diffusées par les utilisateurs ne soient pas stockées de la bonne manière.
Une fois de plus, l’Union européenne veut réguler la Far Tech, cet espace ouvert sans règles ni limitations qui se crée lorsqu’une nouvelle technologie arrive sur le marché et qu’il n’existe toujours pas de loi définissant ce qui peut et ne peut pas être fait. Alors que le Parlement européen travaille sur la loi sur l’IA pour réglementer tout le secteur de l’intelligence artificielle, la Commission européenne a décidé d’adopter un règlement interne dans lequel elle définit comment ses employés peuvent utiliser cette technologie. Le document est court, seulement quatre pages. Il a été publié le 24 mai pour un usage interne mais au cours des dernières heures, il a été publié sur le portail d’information Politico. Ici, nous lisons que le but des indications est « d’aider les membres du personnel à évaluer les risques et les limites des outils génératifs d’intelligence artificielle (IA) disponibles en ligne et à établir les conditions de leur utilisation en toute sécurité dans les activités de travail de la Commission ».
La référence est avant tout à ChatGPT, étant donné que son principal rival, l’intelligence artificielle de Google Bard, n’est pas encore arrivé dans l’Union européenne. À l’heure actuelle, Google a bloqué la sortie de son nouveau logiciel dans ce domaine pour étudier comment s’adapter aux réglementations existantes en matière de confidentialité, à commencer par le RGPD. Sam Altman, le PDG d’OpenAi, a également exprimé une certaine agacement vis-à-vis des normes européennes ces derniers jours.
Les indications de la Commission européenne
Dans le document publié par la Commission européenne à destination de ses employés, il est tout d’abord demandé de ne pas partager d’informations qui ne sont pas encore dans le domaine public avec des logiciels qui traitent de l’intelligence artificielle. En effet, les versions gratuites de ces produits ne garantissent pas une protection totale des informations transmises. Mais pas seulement. Pour éviter des résultats inexacts, ou peut-être simplement des fautes de style, la Commission européenne demande aux employés de ne pas copier la sortie de ces logiciels dans des documents officiels. De cette façon, en effet, le risque de diffuser des informations incorrectes dans des contextes est réduit. Pensons à ChatGPT. Ses algorithmes ont été perfectionnés pour fournir des réponses syntaxiquement correctes, mais pas nécessairement cohérentes : une condition qui se traduit souvent par la publication de réponses qui fonctionnent au niveau de la langue mais créent des inexactitudes dans les données.
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