Les enfants qui mangent des aliments ultra-transformés sont plus à risque au diabète : données d’une nouvelle étude

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Une étude espagnole a observé que dès les premières années de vie, la consommation d’aliments ultra-transformés chez les enfants peut augmenter le risque de développer du diabète, des AVC et des crises cardiaques à l’âge adulte. L’étude a également démontré que la consommation d’aliments ultra-transformés est corrélée au contexte social dans lequel vivent les enfants.

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Dans le film Charlie et la Chocolaterie, les protagonistes vivent le rêve de millions d’enfants du monde entier: être entourés de chocolat, de collations et de sucreries variées. En fin de compte, la passion pour ces aliments est très courante chez les plus jeunes, malgré le fait que beaucoup d’entre eux sont connus pour leurs effets nocifs sur la santé. Les collations industrielles font en effet partie de cette vaste catégorie d’aliments connus sous le nom de « aliments ultra-transformés ».

Nous parlons de snacks, de boissons sucrées, de plats préparés, de collations, de fast-food et de chips, bref, de tous ces aliments ultra-transformés, connus pour produire divers effets négatifs sur la santé de ceux qui les consomment, quel que soit leur âge. En plus d’être riches en sucres et en graisses insaturées, ces aliments contiennent des additifs et des émulsifiants. Ce sont ces substances qui permettent de conserver le même goût, mais qui ont un pouvoir inflammatoire élevé.

Une nouvelle étude a maintenant démontré que la consommation de ces aliments chez les enfants, dès les premières années de vie, entre 3 et 6 ans, peut augmenter le risque de développer à l’âge adulte des problèmes cardiométaboliques, y compris du diabète, des AVC et des crises cardiaques. Une raison de plus pour les éliminer de l’alimentation, même si cela pourrait ne pas être si facile: il a été démontré qu’ils sont capables de développer une dépendance similaire à celle des drogues, surtout chez les jeunes.

Quels sont les effets des aliments ultra-transformés

Un groupe de chercheurs espagnols a voulu étudier les effets de ces aliments chez les jeunes enfants, à partir d’un exemplaire de 1 426 participants, âgés en moyenne de 3 à 6 ans, provenant de sept villes d’Espagne. Pour connaître leurs habitudes alimentaires, leur mode de vie et leur contexte social, les chercheurs ont administré un questionnaire aux aidants des enfants, dans lequel ils devaient indiquer explicitement en quoi consistait leur alimentation. En fonction de la quantité d’aliments ultra-transformés consommés, les enfants ont été répartis en trois groupes.

De cette étude, les chercheurs ont observé que les enfants ayant consommé le plus fréquemment des aliments ultra-transformés présentaient un certain nombre de conditions, qui dans leur ensemble sont connues pour augmenter le risque cardiométabolique, c’est-à-dire l’augmentation de l’indice de masse corporelle, de la circonférence de la taille et de la masse grasse corporelle. De plus, les enfants du groupe qui consommaient les plus grandes quantités d’aliments ultra-transformés présentaient des taux de sucre dans le sang plus élevés et une diminution du bon cholestérol.

Le lien avec le contexte social

L’étude a également comparé les résultats en matière de santé des participants avec les informations relatives au contexte social des enfants. Les chercheurs ont ainsi mis en évidence que les enfants présentant le plus grand risque cardiométabolique avaient par exemple des familles dans lesquelles les parents avaient un indice de masse corporelle plus élevé et des niveaux d’éducation plus faibles.

Ces deux informations soulignent comment les modèles auxquels les enfants sont confrontés dans leurs premières années de vie pourraient influencer leurs habitudes alimentaires même à l’âge adulte, augmentant le risque de développer des maladies et des troubles liés à une alimentation riche en aliments ultra-transformés. De plus, d’autres recherches ont déjà montré que la consommation de ce type d’aliments, généralement vendus à des prix très avantageux, est plus élevée parmi les segments les moins fortunés de la société, qui, pour des raisons économiques, sont plus enclins à faire leurs choix alimentaires en fonction du coût des produits.