OpenAI révèle que des pirates ont compromis les appareils de deux employés lors de l’attaque de la chaîne d’approvisionnement TanStack. L’entreprise renouvelle les certificats de signature de code pour ses applications par mesure de précaution.
Dans un avis de sécurité, OpenAI précise que l’incident n’a touché ni les données des clients, ni les systèmes de production, ni la propriété intellectuelle, ni les logiciels déployés.
Les pirates exploitent la campagne Mini Shai-Hulud du gang d’extorsion TeamPCP. Ce groupe insère des mises à jour malveillantes dans des paquets logiciels populaires pour viser les développeurs.
OpenAI détecte des activités du malware : accès non autorisés et exfiltration de credentials dans un petit nombre de dépôts de code source internes. Seuls des credentials limités disparaissent, et rien ne prouve leur usage dans d’autres attaques.
L’entreprise isole les systèmes et comptes affectés. Elle révoque les sessions, renouvelle les credentials des dépôts touchés et bloque temporairement les flux de déploiement. Une firme externe mène l’enquête forensique.
Les certificats de signature de code pour les produits OpenAI sur macOS, Windows, iOS et Android se révèlent exposés. OpenAI ne repère aucun abus pour signer des logiciels malveillants, mais procède à leur rotation.
Les utilisateurs macOS mettront à jour leurs applications de bureau OpenAI avant le 12 juin 2026. Les anciens certificats bloquent le lancement et les mises à jour à cause du processus de notarisation d’Apple. Les utilisateurs Windows et iOS subissent aucun effet.
L’attaque de la chaîne d’approvisionnement TanStack
L’incident chez OpenAI s’inscrit dans la vaste campagne Mini Shai-Hulud qui infecte des centaines de paquets npm et PyPI en début de semaine.
Les assaillants visent d’abord les paquets de TanStack et Mistral AI, puis propagent le mal aux projets UiPath, Guardrails AI et OpenSearch. Ils dérobent des credentials CI/CD et détournent les flux légitimes.
Les chercheurs de Socket et Aikido repèrent des centaines de paquets corrompus dans les dépôts officiels.
Le post-mortem de TanStack expose les failles : les pirates exploitent les workflows GitHub Actions et la configuration CI/CD. Ils exécutent du code malveillant, volent des tokens en mémoire et diffusent des paquets piégés via le pipeline de sortie normal.
Le malware Mini Shai-Hulud dérobe des credentials de développeurs et de clouds : tokens GitHub, tokens de publication npm, credentials AWS, secrets Kubernetes, clés SSH et fichiers .env.
Les chercheurs notent que le malware s’installe durablement sur les machines des développeurs. Il modifie les hooks de Claude Code et les tâches auto-run de VS Code, ce qui résiste à la suppression des paquets.
La propagation atteint d’autres projets : les pirates compromettent les comptes de mainteneurs avec les credentials volés. Ils injectent des charges malveillantes dans les tarballs et publient de nouvelles versions trojanisées.
Microsoft Threat Intelligence rapporte un outil Linux voleur d’informations qui cible les systèmes avec logiciels en russe. Le malware inclut un composant destructeur qui efface récursivement des données sur certaines machines israéliennes ou iraniennes.
OpenAI observe une tendance : les attaquants frappent les chaînes d’approvisionnement logicielles pour un impact maximal, au lieu de viser des entreprises isolées.
