Qu’est-ce qui vient juste de se passer? Début 2020, la National Oceanic and Atmospheric Administration (NOAA) a annoncé son intention de rafraîchir son réseau vieillissant de supercalculateurs. Mardi, l’agence a inauguré ses deux nouvelles machines à Manassas, en Virginie, et à Phoenix, en Arizona.
Les superordinateurs Hewlett Packard Enterprise (HPE) Cray, surnommés Dogwood et Cactus, ont été nommés d’après la flore de leurs emplacements géographiques. Chacun est équipé de 2 560 processeurs de serveur AMD Epyc Rome 64 cœurs 7742 pour un total de 327 680 cœurs pouvant fonctionner jusqu’à 12,1 pétaflops, ce qui est trois fois plus rapide que la configuration précédente de la NOAA.
Les systèmes se classent actuellement aux 49e et 50e ordinateurs les plus rapides au monde et remplacent les superordinateurs Cray et IBM situés à Reston, en Virginie, et à Orlando, en Floride. Couplée aux machines existantes dans le Tennessee, la Virginie-Occidentale, le Mississippi et le Colorado, la capacité de supercalcul de la NOAA se situe désormais à 42 pétaflops.
À titre de comparaison, le supercalculateur le plus rapide au monde est hébergé au laboratoire national d’Oak Ridge dans le Tennessee. Il est capable d’une performance stupéfiante de 1,1 exaflops avec un pic de 1,69 exaflops.

L’administrateur de la NOAA, Rick Spinrad, a déclaré que plus de puissance de calcul leur permettrait de fournir au public des prévisions météorologiques plus détaillées plus à l’avance. Plus précisément, la NOAA sera en mesure de créer des modèles à plus haute résolution qui décrivent mieux les caractéristiques à petite échelle telles que les orages et de produire davantage de simulations de modèles individuels pour quantifier la certitude du modèle.
Cet automne, la NOAA passera au système américain de prévision globale (GFS) et préparera un nouveau modèle de prévision des ouragans appelé Hurricane Analysis and Forecast System (HAFS) à utiliser pendant la saison des ouragans 2023.
Crédit image : Brian McGowan
