Nous sommes submergés par l’angoisse et la peur de la guerre en Ukraine : les conseils des experts pour les gérer

Nous Sommes Submergés Par L'angoisse Et La Peur De La

Face aux images dramatiques qui nous viennent d’Ukraine, nous nous sentons dépassés, fragiles et effrayés. Mais nous pouvons apprendre à gérer les émotions négatives.

Après deux ans à souffrir de la pandémie de COVID-19, nous sommes tombés dans le cauchemar de la guerre en Ukraine, avec des bombes qui tombent et massacrent des innocents au cœur de l’Europe, à quelques centaines de kilomètres de la frontière italienne. Alors que nous savourions le retour à un semblant de normalité, le début d’un nouveau printemps, le président russe Vladimir Poutine a décidé d’envahir le pays voisin, semant la mort, la terreur, la douleur et la destruction. Une gigantesque catastrophe humanitaire et sociale qui domine nos pensées, inondée par un fleuve plein d’actualités terrifiantes et d’images qui anéantissent. A la souffrance de la population ukrainienne assiégée s’ajoute celle des jeunes soldats russes envoyés combattre contre leur gré, des citoyens russes qui manifestent pacifiquement mais sont brutalement arrêtés. Un tourbillon d’émotions négatives exacerbé par la crainte d’une extension du conflit aux pays de l’OTAN et donc aussi à l’Italie, par la menace d’une catastrophe nucléaire et même la troisième guerre mondiale menée avec des bombes atomiques. Pas étonnant que nous soyons stressés, stressés, profondément tristes et inquiets face à une situation géopolitique bien hors de notre contrôle. Psychologues et psychiatres expliquent que le risque de « burn-out » est réel, dû à la fatigue émotionnelle accumulée en deux ans de tension et de privation qui nous rend presque démunis face à la nouvelle urgence dramatique. En ce moment, il est absolument normal de se sentir dépassé, fragile et confus, mais nous ne sommes pas totalement impuissants face au flux d’événements, que nous pouvons affronter et gérer plus efficacement en suivant quelques conseils simples.

Tout d’abord, il faut souligner qu’il est tout à fait normal de vivre ce déferlement d’émotions négatives : « Il est très naturel d’être bouleversé par ce que nous voyons, vous ne seriez pas humain si vous ne l’étiez pas », a déclaré le Dr Alex. Bushill, qui travaille à la BBC, l’association caritative pour la santé mentale Mind. « On arrive au rendez-vous avec la guerre dans cette situation de fatigue psychologique qui rend difficile d’assumer cette autre urgence. On fuit avec des mécanismes de déni ou on est en proie à la peur. Nos confrères nous disent que les personnes qui demandent de l’aide sont de plus en plus perdues », a expliqué à Netcost-security.fr le professeur David Lazzari, psychologue et président du Conseil national de l’ordre des psychologues. Mais comme mentionné, nous ne sommes pas impuissants face à la rivière des nouvelles négatives. Tout d’abord, il faut éviter d’être submergé par eux, par exemple à travers le soi-disant « doomscrolling » ou « doomsurfing », c’est-à-dire le fait de passer beaucoup de temps devant la télé, un écran d’ordinateur ou un smartphone empêtré par nouvelles négatives. Bien sûr, rester informé est important, mais cela doit être fait avec sagesse, comme l’explique la psychologue clinicienne Emma Hepburn. Le médecin indique que l’accumulation continue d’informations pour essayer de clarifier crée souvent encore plus de confusion et d’inconfort. Per questo si consiglia di guardare le notizie ei social network solo in determinati momenti (prestabiliti) della giornata, magari prima di attività piacevoli e rilassanti come una pausa pranzo, la visita agli amici e lo sport, che ci aiutano a tenere la mente impegnata su Autre.

Le Dr Bushill explique également que la source d’où nous obtenons les nouvelles est très importante, qui doit évidemment être aussi fiable que possible. Pour ne pas être submergé, mieux vaut « se focaliser sur les faits » plutôt que « sur des spéculations alarmistes ». Il est également conseillé de « ne pas interagir avec les contenus graphiques » : les photographies et vidéos issues du théâtre de guerre sont souvent horribles, crues et douloureuses. Il est bon de siroter la consultation ou de l’éviter complètement si vous êtes déjà dans un état d’anxiété, de peur et d’agitation. Le Dr Sarah Kendrick, directrice clinique au service d’assistance Shout, se dit particulièrement préoccupée par les jeunes qui sont constamment attachés à leur smartphone, où ils reçoivent constamment des notifications de nouvelles nouvelles liées à la guerre (peut-être après avoir mis le « suivre » sur certains services d’information). Le psychologue conseille d’éteindre le téléphone pendant la nuit et rappelle le concept de consulter l’actualité avec modération.

Avoir le contrôle sur ce que nous recevons et sur la quantité de nouvelles que nous recevons sur le conflit en Ukraine est certainement un bon moyen d’éviter d’être englouti par les effets négatifs du doomscrolling, mais cela ne nous empêche évidemment pas de nous sentir mal à l’aise et de souffrir de ce qui se passe en Ukraine . . Comme l’explique le Professeur Lazzari à Netcost-security.fr, il faut développer une autre vision du bien-être : « Ce n’est pas une question d’absence de problèmes, tôt ou tard il y en a toujours. Le bien-être est l’équilibre que l’on parvient à construire entre le négatif et des aspects positifs de la vie, la capacité psychologique à gérer cette mixité », souligne l’expert. « Quand on dit que les interventions psychologiques sont toujours transformatrices – ajoute Lazzari – on veut dire qu’il s’agit d’aider les gens à mieux gérer ces dynamiques. On ne peut pas échapper aux problèmes mais apprendre à mieux les gérer et augmenter les éléments positifs. La fameuse » résilience ‘n’est pas l’invulnérabilité mais la capacité, qui s’apprend, à se relever, à gérer efficacement son stress’.

Les conseils pratiques d’experts que nous pouvons facilement suivre sont de manger plus sainement, de quitter la maison, de se connecter avec les autres et de bien se reposer. Reconnaître que vous souffrez de cette situation et partager vos émotions avec vos proches est un excellent exutoire et aide à prendre conscience que vous n’êtes pas du tout seuls face à cette immense tragédie. Pour soutenir son bien-être mental, le National Health System (NHS) britannique suggère, par exemple, d’organiser un voyage hors de la ville avec des amis qui ne se sont pas vus depuis un certain temps ; rendre visite à des connaissances qui ont besoin de compagnie et même de bénévolat. Être physiquement actif aide également notre santé mentale ainsi que notre santé physique en ayant un impact positif sur l’estime de soi et en favorisant la libération de substances chimiques cérébrales positives. De cette façon, les conditions de base sont créées pour être mieux préparés à affronter les incertitudes et les souffrances découlant de cette situation d’instabilité émotionnelle.

Apprendre à faire quelque chose de nouveau peut aussi être d’une grande aide ; de la pratique d’un sport jamais pratiqué à la pratique d’un instrument de musique, en passant par la préparation de plats élaborés en cuisine jusqu’à l’ouverture d’un blog personnel. Tout nous aide à déplacer notre esprit vers autre chose, à nous gratifier et à nous passionner, augmentant les « compétences mentales » pour gérer des moments difficiles comme celui-ci avec plus de conscience. Le NHS ajoute qu’il est également important de faire des dons, de faire du bénévolat et d’accueillir, tout cela créant des sentiments positifs et gratifiants, améliorant la connexion avec les autres et la joie de vivre du moment. Naturellement, l’érosion de la santé mentale due à la pandémie a considérablement augmenté le nombre de personnes ayant besoin de consulter un spécialiste, en raison de la propagation de la dépression et du trouble de stress post-traumatique (TSPT). Ceux qui vivent déjà ces conditions sont particulièrement exposés aux effets négatifs de l’actualité sur la guerre en Ukraine, il est donc bon de limiter au maximum l’utilisation de certains contenus et surtout il est indispensable de consulter un thérapeute. C’est une étape nécessaire pour toute personne qui se sent incapable de faire face à cette situation douloureuse et anxiogène.