Le télescope spatial Hubble passe en «mode sans échec»

Le télescope spatial Hubble passe en «mode sans échec»

Le télescope spatial Hubble (HST) est passé en «mode sans échec» dimanche à 6 heures du matin (heure de Brasilia) après une panne du logiciel. L’annonce a été faite par compte officiel de l’équipement sur Twitter, qui est géré par l’équipe du Goddard Space Flight Center de la NASA.

Le message se lit comme suit: «Dimanche à 4 heures du matin, HNE, le télescope spatial Hubble est passé en mode sans échec en raison d’une erreur logicielle à bord. Tous les systèmes scientifiques semblent normaux et Hubble est sûr et stable. L’équipe travaille sur des plans pour le ramener en toute sécurité à des opérations scientifiques normales ».

Les engins spatiaux entrent en mode sans échec lorsqu’une panne menace leur fonctionnement normal ou même leur «santé». Bien que certains incidents puissent indiquer un problème grave, la plupart d’entre eux sont le résultat de petits défauts qui peuvent être facilement diagnostiqués et corrigés.

Ce n’est pas la première fois que Hubble entre en mode sans échec. En octobre 2018, le mode a été activé après des problèmes avec deux des gyroscopes qui maintiennent l’orientation du télescope. Il a été « hors de combat » pendant trois semaines, mais il a ensuite pu reprendre son fonctionnement normal.

Hubble: 30 ans de découvertes

Lancé à l’origine en avril 1990, le télescope spatial Hubble était initialement considéré comme un fiasco: un échec de polissage de son miroir principal le rendait « myope », incapable de se concentrer sur des objets très éloignés, exactement ceux qu’il avait été créé pour étudier.

Ce n’est qu’après une «chirurgie corrective» réalisée en 1993 que le télescope a pu remplir son objectif avec maîtrise, et nous fournit depuis de belles images du cosmos et des informations scientifiques précieuses.

Selon les rapports techniques, les instruments de Hubble ont une fiabilité estimée à plus de 80% en 2025, ce qui nous donne encore quelques années d’observation de l’univers. Et selon Ken Sembach, directeur du Space Telescope Science Institute, l’institut responsable du contrôle et de l’exploitation du télescope, «le meilleur reste à venir».

La source: Space.com