La catastrophe climatique se profile et les jeunes l’ont compris : ce sont eux qui sauveront l’humanité

La Catastrophe Climatique Se Profile Et Les Jeunes L'ont Compris

Vendredi 24 septembre, la grève mondiale pour le climat organisée par Fridays for Future, le mouvement écologiste fondé par la jeune militante suédoise Greta Thunberg, revient. Dans les villes du monde entier (y compris les Italiens), les jeunes descendront dans la rue pour lancer leur propre cri d’alarme contre l’urgence climatique de plus en plus menaçante. Il n’y a plus de temps à perdre et ils l’ont compris. Ce n’est qu’en les écoutant que nous saisirons la grande opportunité de changer l’histoire.

Le dernier rapport du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) – le Sixième rapport d’évaluation – de l’ONU publié en août est très clair : si l’on ne limite pas rapidement et fortement les émissions de gaz à effet de serre comme le dioxyde de carbone (CO2) et méthane, nous ne pourrons pas contenir l’augmentation de la « fièvre » de la planète, face aux conséquences catastrophiques déclenchées par le réchauffement climatique. L’un des événements les plus importants pour élaborer une feuille de route solide et concrète contre la crise climatique est la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques (COP), qui se tiendra à Glasgow (Écosse) du 1er au 12 novembre 2021. COP-26, qui devait avoir lieu l’année dernière mais a été reporté à 2021 en raison de la pandémie de COVID-19, est considéré par beaucoup comme la dernière chance pour les puissants sur Terre de trouver des accords et des stratégies pour nous mettre à l’écart de l’apocalypse, toujours plus proche et plus menaçant.

Parmi ceux qui demandent avec plus de force que la COP-26 ne soit pas une énième opportunité perdue, il y a le mouvement Fridays for Future, fondé par la jeune militante écologiste Greta Thunberg qui est devenue célèbre dans le monde entier pour sa « Grève des écoles pour le climat » avant au Parlement suédois. Pour le vendredi 24 septembre, l’organisation a prévu une nouvelle grève mondiale pour le climat, qui impliquera également de nombreuses places dans les villes italiennes. Les enfants et les adultes qui soutiennent le mouvement feront entendre leur voix pour servir de porte-voix à celle des scientifiques, afin que chacun – du décideur politique au citoyen individuel – fasse sa part pour contrer la menace la plus grave pour l’humanité, très bien plus que la pandémie que nous vivons depuis bientôt 2 ans. La réalité est qu’il n’y a plus de temps pour hésiter et faire des pas incertains dans la bonne direction, ou plutôt, vers celle qui est nécessaire, pour nous sauver ainsi que la biodiversité qui nous entoure. Les jeunes l’ont compris plus tôt et bien mieux que beaucoup d’adultes, peu disposés à abandonner leur mode de vie, désintéressés des décombres qu’ils sont sur le point de laisser en héritage aux générations futures. La grève climatique mondiale est un cri d’alarme désespéré, que les plus cyniques et les plus aveugles confondent avec un carnaval grotesque dans le but de sauter l’école, au milieu d’insultes et de mépris.

Les militants de Fridays for Future soulignent que nous avons une grande responsabilité de changer l’histoire, mais aussi que nous avons une grande opportunité de la changer pour le mieux et qu’on se souvienne de cela, avant que l’histoire ne nous change. Il n’y aura plus d’« après » lorsque la mer engloutira des îles entières, des régions et des métropoles côtières ; lorsque les ressources alimentaires, les sols fertiles et l’eau sont si rares qu’ils déclenchent pour eux des migrations massives sans précédent et des guerres mondiales ; lorsque des incendies, des ouragans, des inondations, des vagues de chaleur mortelles et d’autres événements catastrophiques et de plus en plus fréquents coûtent la vie à un grand nombre de personnes ; quand les ours polaires, les pingouins, les insectes, les récifs coralliens et une multitude d’espèces végétales et animales sont effacés à jamais de la surface de la Terre. Les jeunes ne veulent pas vivre dans cet enfer, déclenché par la cupidité et la gourmandise inépuisables de ceux qui les ont précédés. Nous vivons déjà les premiers effets de cette catastrophe, comme en témoignent les catastrophes de cet été, du dôme thermique en Amérique du Nord à l’inondation meurtrière en Allemagne, mais nous avons encore le temps et même les moyens de tout arrêter. Cependant, chacun de nous doit faire sa part, en adoptant un mode de vie plus durable et « respectueux de l’environnement ». Promouvoir le partage de véhicules moins polluants, une alimentation principalement basée sur des aliments d’origine végétale et l’utilisation d’énergies renouvelables n’est pas qu’un slogan, mais des actes concrets que les gars de Fridays for Future soutiennent pour le bien de notre espèce et des autres.

Et puis bien sûr il y a l’appel aux grands de la Terre, à qui il est demandé sans tarder de réduire drastiquement les émissions « en se départissant des énergies fossiles et en mettant fin à leur extraction, leur combustion et leur utilisation ». Mais il lui est aussi demandé de dédommager les pays du Sud global – en annulant des dettes et en donnant des fonds – dus à notre dette climatique, pour les disparités d’émissions historiques produites dans le temps ; reconnaître la crise climatique comme une menace pour la sécurité même de l’humanité et reconnaître le rôle crucial de la biodiversité. C’est pourquoi ils descendent dans la rue et doivent être soutenus par nous tous dans leur action de protestation vertueuse.