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L’animation de la NASA montre comment le rover Perseverance va atterrir sur Mars

Par Pierre, le 24 décembre 2020 — nasa — 5 minutes de lecture
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Il faut 56 jours avant que la mission Mars 2020, qui emmène le rover Perseverance et l’hélicoptère Ingenuity sur Mars, atteigne enfin sa destination. Mais après avoir parcouru près de 470 millions de kilomètres, le véhicule devra survivre à la phase finale de son atterrissage pour atteindre la surface de la planète rouge. Et la NASA a produit une animation pour montrer à quoi ressembleront ces moments.

La vidéo résume ce qui se passe au cours des sept minutes pendant lesquelles le vaisseau spatial ralentit d’environ 19500 km / h au sommet de l’atmosphère martienne à environ 3 km / h pour atterrir dans une zone appelée le cratère de Jezero. Cette séquence de manœuvres est connue sous le nom de «sept minutes de terreur», car jusqu’à ce qu’ils reçoivent la confirmation de l’atterrissage, les scientifiques n’ont plus qu’à espérer le mieux.

Le rover Perseverance recherchera des signes de vie microbienne ancestrale sur Mars, collectera et stockera les roches et régolithes martiens (roches brisées et poussière), caractérisera la géologie et le climat de la planète et ouvrira la voie à l’exploration humaine chez notre voisin. La mission a été lancée à bord d’une fusée Atlas V depuis la base de Cap Canaveral, en Floride, le 30 juillet de cette année. L’arrivée sur Mars est prévue le 18 février 2021.

Arrivée turbulente

Le principal problème avec la planification d’un atterrissage sur Mars est que l’atmosphère de la planète est beaucoup plus mince que celle de la Terre. Cela n’offre pas de résistance au rover, qui tombe à grande vitesse. Pour ralentir le véhicule et éviter qu’il ne devienne une crêpe sur le sol martien, il est nécessaire de combiner plusieurs techniques, réalisées avec une précision absolue.

Au début de l’entrée dans l’atmosphère martienne, le rover est protégé par un bouclier thermique de 4,5 mètres de diamètre, qui devra résister à des températures supérieures à 1 000 ºC. Quatre minutes après le début de la manœuvre, à une altitude d’environ 11 km, un parachute supersonique de 21 mètres de diamètre s’ouvre pour ralentir davantage.

La persévérance lance un parachute supersonique depuis son aérographe alors qu’il ralentit avant d’atterrir. Image: Nasa / JPL-Caltech

Environ 20 secondes plus tard, le bouclier thermique est éjecté afin que les caméras et les radars au bas du rover puissent avoir une bonne vue du sol. Le parachute reste ouvert jusqu’à une hauteur d’environ 2 km, lorsqu’il se sépare.

Pourtant, le rover, qui est attaché à une plate-forme, voyage trop vite. L’avant-dernière étape consiste à utiliser des rétro-fusées montées sur la plate-forme pour ralentir davantage le véhicule. La technique est similaire à celle utilisée par SpaceX, qui alimente les moteurs de sa fusée Falcon 9 pour réduire la vitesse avant l’atterrissage.

Environ 12 secondes avant le toucher, l’étape de descente abaisse le rover sur un jeu de câbles d’environ 6,4 mètres de long. Image: Nasa / JPL-Caltech

Lorsque la plate-forme atteint une altitude de 20 mètres au-dessus du sol, la dernière étape se produit: elle plane dans les airs, et utilise des câbles pour descendre doucement le rover au sol. Dès qu’il atterrit, les câbles sont coupés et la plate-forme s’envole.

Le trajet de l’orbite au sol prend sept minutes, et il doit se faire de manière complètement automatisée, sans aucune communication avec la Terre. C’est parce qu’un signal radio met sept minutes pour aller de la Terre à Mars, et une réponse prendrait encore sept minutes. Autrement dit, lorsque nous recevons l’information que le rover a commencé sa descente, il sera déjà à la surface de Mars.

En quête de vie

La mission principale de Perseverance est d’analyser son site d’atterrissage, le cratère Jezero, pour les signes qu’il abritait la vie dans le passé. Il y a des millions d’années, c’était le delta d’une rivière.

En plus d’effectuer ses propres analyses, Perseverance collectera des échantillons du sol martien, qui seront stockés dans de petits tubes et laissés à des endroits spécifiques de la planète. En 2026, une nouvelle mission, pour l’instant appelée Mars Sample Return Mission, débarquera sur Mars, collectera les échantillons et les ramènera sur Terre.

Le rover testera également de nouvelles technologies qui faciliteront les futures missions habitées, comme un nouveau système d’atterrissage plus précis, un hélicoptère appelé Ingenuity pour l’observation aérienne de la planète et un instrument appelé Moxie, qui générera de l’oxygène à partir du dioxyde de carbone dans l’atmosphère. Martien. Une version à grande échelle de Moxie, déjà en développement, sera une pièce cruciale pour la présence humaine sur la planète.

Pierre

Pierre

“Parce que la science nous balance sa science, science sans conscience égale science de l’inconscience.” Derrière cette phrase qui vous a sans doute fait un nœud au cerveau, je vous promets de vulgariser au possible les sujets que je traite. La vulgarisation est la clé du partage et vous êtes au bon endroit.

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