L’OMS se prépare à la nouvelle pandémie : 300 scientifiques convoqués pour lister les agents pathogènes les plus à risque

L'oms Se Prépare à La Nouvelle Pandémie : 300 Scientifiques

L’OMS a réuni 300 experts en virus et bactéries pour créer une nouvelle liste des plus menaçants. L’objectif est de canaliser les fonds et la recherche là où ils sont le plus nécessaires.

LOMS se prepare a la nouvelle pandemie 300 scientifiques

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a commencé à établir une nouvelle liste de maladies infectieuses prioritaires qui pourraient déclencher de futures épidémies, voire des pandémies. Une telle classification est considérée comme essentielle par l’OMS, pour canaliser les investissements et la recherche des scientifiques et des laboratoires pharmaceutiques là où les besoins sont les plus grands. L’objectif n’est pas d’être pris au dépourvu face à une nouvelle urgence sanitaire mondiale potentielle, telle que la pandémie actuelle de COVID-19.

Pour cette raison, l’OMS a réuni 300 scientifiques du monde entier pour évaluer la dangerosité des virus et bactéries appartenant à 25 familles « menaçantes ». Sur la base des considérations des experts, la nouvelle liste prioritaire sera établie, contenant les agents pathogènes qui ont plus que d’autres besoin d’être étudiés. Grâce au projet « WHO R&D Blueprint » de l’organisation, une véritable feuille de route va être définie pour améliorer les connaissances et combler les lacunes sur les pathogènes ciblés. Le profilage des virus et des bactéries fera ressortir les caractéristiques souhaitées pour le développement de nouveaux vaccins, traitements et tests de diagnostic, comme l’a souligné l’OMS dans un communiqué de presse. Un plan ad hoc sera également élaboré pour encourager les essais cliniques, en tenant également compte des facteurs éthiques et socio-économiques.

La première liste des maladies infectieuses à surveiller en priorité a été publiée en 2017 et aujourd’hui, dans sa version la plus actualisée, elle en contient une dizaine. Ce sont : COVID-19 ; fièvre hémorragique de Crimée-Congo ; la maladie à virus Ebola et la maladie à virus Marburg ; fièvre de Lassa ; Coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV) et syndrome respiratoire aigu sévère (SRAS) ; les maladies Nipah et Enipaviral ; fièvre de la vallée du Rift ; Zika ; et la maladie X. La maladie X est une infection causée par un agent pathogène encore inconnu qui a le potentiel de déclencher une épidémie internationale ou même une autre pandémie telle que le coronavirus SARS-CoV-2. Se préparer à un « ennemi inconnu » est définitivement une stratégie à poursuivre. Après tout, si dans le passé les scientifiques ne s’étaient pas concentrés sur l’étude des coronavirus et sur le développement de médicaments innovants, tels que l’ARN messager (ARNm), nous n’aurions pas eu de vaccins anti-COVID aussi efficaces et rapides.

« Cibler les agents pathogènes et les familles de virus prioritaires pour la recherche et le développement de contre-mesures est essentiel pour une réponse rapide et efficace aux épidémies et pandémies. Sans un investissement important dans la recherche et le développement avant la pandémie de COVID-19, des vaccins sûrs et efficaces n’auraient pas pu être développés en un temps record », a déclaré le Dr Michael Ryan, directeur exécutif du Programme de gestion des urgences sanitaires de l’OMS. « Cette liste d’agents pathogènes prioritaires est devenue une référence pour la communauté de la recherche sur où concentrer l’énergie pour faire face à la prochaine menace », a fait écho le scientifique en chef de l’OMS, le Dr Soumya Swaminathan. «Il est développé en collaboration avec des experts de l’industrie et est la direction convenue pour nous en tant que communauté de recherche mondiale pour investir de l’énergie et des fonds pour développer des tests, des traitements et des vaccins. Nous remercions nos donateurs tels que le gouvernement américain, nos partenaires et les scientifiques travaillant avec l’OMS pour avoir rendu cela possible », a commenté l’expert. Mieux vaut prévenir que guérir, toujours.