Ils viennent de réussir à apporter le plus grand morceau d’astéroïde de l’histoire: ouvre un chemin très ambitieux

Ils viennent de réussir à ramener le plus gros morceau d'astéroïde de l'histoire : ouvre un chemin très ambitieux

Exploitation minière des astéroïdes : un avenir ambitieux pour ceux qui entreprennent cette tâche

Ils viennent de réussir à ramener le plus gros morceau d'astéroïde de l'histoire : ouvre un chemin très ambitieux
La mission OSIRIS REX a été chargée de réaliser cette tâche

Les astéroïdes sont la prochaine grande frontière à conquérir pour l’exploitation des ressources qui entourent notre monde. Ils contiennent des richesses très précieuses et certains astéroïdes sont évalués à des milliards d’euros. Cependant, la question ne s’arrête pas là, recueillir des informations sur leur surface nous permet de les comprendre davantage, de savoir comment ils fonctionnent et comment ils interagissent avec les autres facteurs qui les entourent, ce qui est déjà très positif en termes de connaissances.

Dans ce contexte, la mission OSIRIS-REx a accompli quelque chose de très intéressant : elle a collecté l’exemplaire le plus important d’un astéroïde jamais obtenu. Voyons comment ils y sont parvenus et pourquoi c’est si important.

Un nouveau regard sur les astéroïdes grâce à OSIRIS-REx

La mission OSIRIS-REx de la NASA a réussi à collecter une quantité record de matériau d’un astéroïde, dépassant largement son objectif initial. Conçue pour rapporter au moins 60 grammes de poussière et de matériau de la surface de l’astéroïde, la mission a doublé ses attentes en récupérant 121,6 grammes selon un communiqué de la NASA. Cette réalisation représente la plus grande quantité de matériau astéroïde jamais collectée par l’humanité, offrant une opportunité unique de révéler les secrets du système solaire.

La récupération des échantillons n’a été possible que grâce au Mécanisme d’Acquisition d’Échantillons Touch-and-Go (TAGSAM), qui a réussi à atterrir dans le désert de l’Utah, bien que son parcours n’ait pas été sans problèmes. Pour garantir la pureté et l’intégrité des échantillons, ceux-ci ont été extraits dans une salle entièrement stérilisée, éliminant tout risque de contamination. La frayeur initiale est survenue lorsque la moitié des échantillons a pu être collectée, mais ensuite les autres compartiments du TAGSAM ne s’ouvraient pas et il a fallu les forcer.

La prochaine étape consistera à examiner les échantillons à l’aide d’instruments différents, dans le but de déterminer leur structure exacte et les éléments qui la composent. Cette analyse fournira des informations précieuses sur la formation de notre système solaire et les processus qui ont façonné les corps célestes au fil des millions d’années. Bien qu’il soit très peu probable qu’un astéroïde nous heurte, connaître sa nature et sa formation est toujours intéressant.

De plus, une comparaison sera effectuée entre les échantillons obtenus par OSIRIS-REx et ceux collectés par les sondes japonaises Hayabusa et Hayabusa-2. Une avancée qui s’ajoute à la découverte d’eau à la surface d’un astéroïde.

D’autres sondes qui ont récupéré des fragments d’astéroïdes

Les sondes Hayabusa et Hayabusa-2 ont mené des missions similaires par le passé, mais n’ont pas réussi à collecter autant de matériau que OSIRIS-REx. Ainsi, lors de la première mission, Hayabusa a connu de nombreux problèmes techniques, mais a réussi à s’en remettre avec succès et a touché la surface de l’astéroïde Itokawa ainsi que collecté des échantillons de sa surface.

Quant à Hayabusa-2, elle a atteint l’astéroïde Ryugu. La mission a duré quatre ans, de 2014 à 2018, pour atteindre l’astéroïde. Ensuite, elle a déployé des véhicules de reconnaissance et des sondes pour extraire des informations sur les roches du même.

Les deux missions ont été menées par la JAXA, l’agence spatiale japonaise, pionnière dans ce type de techniques avant la NASA.

En résumé :

  • La mission OSIRIS-REx avait un objectif : collecter 60 grammes de matériau, mais elle l’a doublé en rapportant 121,6 grammes.
  • C’est la plus grande quantité jamais collectée d’un astéroïde dans l’histoire de l’humanité.
  • La récupération des échantillons a été réalisée grâce au Mécanisme d’Acquisition d’Échantillons Touch-and-Go (TAGSAM), qui a atterri dans le désert de l’Utah.
  • Ensuite, les échantillons ont été extraits dans une salle entièrement stérilisée pour éviter toute contamination.
  • Une fois cela fait, ils procéderont à l’analyse de sa composition avec un microscope pour connaître la composition exacte de l’astéroïde.
  • Plus tard, une comparaison sera effectuée entre cette roche et d’autres météorites et astéroïdes collectés par les sondes japonaises Hayabusa et Hayabusa-2.