L’empathie aurait pu apparaître bien avant nous en tant qu’espèce : voici ses origines

La empatía podría haber surgido mucho antes que nosotros como especie: estos son sus orígenes

L’empathie pourrait avoir son origine dans un lointain passé de la vie sur notre planète

L'empathie pourrait avoir émergé bien avant nous en tant qu'espèce : voici ses origines
L’empathie imaginée dans l’Art Nouveau | Image : DALL-E

L’origine de tout ce que nous connaissons vient, théoriquement, du même point. Ainsi, la génétique recèle une véritable révolution pour déterminer les origines et acquisitions que nous avons réalisées en tant qu’espèce au cours des millions d’années que nous avons passées sur Terre. Ainsi, un groupe de chercheurs tente de trouver les origines de l’empathie et semble être sur le point de découvrir quelque chose.

L’empathie, quelque chose partagé par tous les vertébrés

Une récente étude de l’Institut Gulbenkian de Ciência au Portugal a révélé des aspects inédits sur l’empathie dans le règne animal, suggérant que cette capacité pourrait avoir des racines évolutive anciennes. Même, elles auraient pu être réalisées bien avant que nous en tant qu’espèce commencions à faire nos premiers et timides pas à la surface de la Terre. Ainsi, il semble y avoir une origine commune de l’empathie chez tous les vertébrés. Pour cela, l’équipe a étudié les poissons zèbres et a publié un article intéressant dans la revue Science.

Les poissons zèbres sont des animaux sociaux et réagissent de manière visible et émotionnelle à la peur, leur niveau de stress augmentait visiblement lorsqu’ils voyait un compagnon en danger, tandis que s’il s’agissait d’un poisson étranger, le niveau ne augmentait pas autant. Cela démontre que même des animaux si éloignés de nous dans la lignée évolutive ressentent ces relations sociales d’une manière émotionnellement importante.

Pour mener à bien cette recherche, l’équipe s’est concentrée sur le rôle de l’ocytocine, une hormone associée au lien social. En expérimentant avec des variantes génétiques de poissons zèbres, les scientifiques ont découvert que ceux qui avaient une fonction normale de l’ocytocine montraient des réactions typiques de peur lorsqu’ils observaient d’autres poissons en danger, tandis que ceux qui avaient été traités pour annuler l’ocytocine ne réagissaient pas du tout. Ils ont ajouté des substances favorisant la production d’ocytocine dans l’eau et les poissons qui n’avaient pas ces valeurs à l’intérieur ont commencé à ressentir les mêmes niveaux de stress que les poissons zèbres dans des conditions normales.

De plus, l’étude a inclus des analyses de l’activité neuronale chez les poissons, trouvant des similitudes avec les réponses émotionnelles chez d’autres animaux tels que les rongeurs. Cela suggère que l’expérience du stress en voyant d’autres êtres en danger pourrait être une caractéristique partagée par tous les vertébrés, héritée d’un ancêtre commun. D’autre part, les animaux qui ont observé ces comportements de détresse ou de neutralité étaient affectés dans les interactions sociales ultérieures. Les poissons ont tendance à s’approcher davantage de ceux qu’ils ont vus dans des états de détresse, suggérant une compréhension plus profonde des émotions chez ces animaux.

Il reste encore beaucoup à étudier et les scientifiques ont conclu qu’il est difficile de savoir si ce sentiment est le véritable homologue de notre empathie. Au contraire, il se pourrait que les poissons aient développé ces caractéristiques à une étape ultérieure par rapport à nos ancêtres communs. Il est difficile de le dire, mais il semble que les études indiquent la bonne voie.

En résumé:

  • Des chercheurs ont tenté de découvrir les origines de l’empathie.
  • Pour cela, ils ont analysé les schémas de comportement des poissons-lunes.
  • Ils ont conclu qu’ils étaient capables de ressentir de l’empathie grâce à l’ocytocine.
  • Cependant, l’étude ne conclut pas si ce phénomène s’est produit avant ou après que nous nous soyons séparés génétiquement en tant qu’espèces.